Quoi qu'il en soit, l'avocat Mansour a conseillé à M. Oved le 27 octobre 2012 de ne pas conclure la transaction. Elle lui écrivit que « dans la situation actuelle, vous devez comprendre qu'il y a un problème à signer, en ce qui me concerne, je ne signerais que si vous ne soyez pas conscient de tout, que vous ne les compreniez et ne les acceptiez », et elle lui demanda de la contacter le lendemain matin pour clarifier la question (ibid., en annexe 15 ; à la p. 50 des annexes de son affidavit). M. Oved a néanmoins signé l'accord de vente plus tard, le 4 novembre 2012.
- Yitzhak Kamar (plaignant 17 ans) a admis dans son affidavit avoir examiné les documents et consulté son avocat à leur sujet. Elle lui a dit que « les accords sont poivrés et compliqués et que c'est pour mes propres considérations. » Selon lui, il est allé avec son avocat pour obtenir des détails (p. 409, S. 9, S. 12) Il a également noté que son avocat lui avait dit que les calendriers du contrat n'étaient pas clairs (ibid., Q. 17).
- Ces preuves affaiblissent considérablement la revendication des plaignants. Après tout, selon eux, il existait une politique planifiée et systématique menée par les défendeurs, visant à embrouiller ceux qui rejoignaient le groupe et à donner l'impression qu'ils les représentaient. Il s'avère qu'ils respectaient le désir de ceux qui s'y intéressaient de négocier par l'intermédiaire d'avocats en leur nom. Il était clair pour ces plaignants, en fait, que les défendeurs ne les représentaient pas, comme cela ressort également explicitement du cadre contractuel. Et ce que ces plaignants ont conclu aurait pu être déduit par leurs amis également.
Il n'est pas surprenant qu'il y ait eu un développement dans cette affaire dans l'argumentation des plaignants. Dans la déclaration de plainte initiale (au paragraphe 10.5), ils affirmaient que « ce n'est pas un hasard si aucun des plaignants n'a été assisté par les services d'un avocat engagé par un avocat qui a engagé [emphase ajoutée] ». Cet argument est manifestement erroné, comme nous l'avons vu.