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Affaire pénale (Tel Aviv) 40013/05 État d’Israël c. Uri Resch - part 81

septembre 13, 2011
Impression

Ici aussi, les preuves liant le prévenu 1 à la libération des contenants, sans paiement pour eux, constituent des preuves circonstancielles.  Il convient de mentionner que, selon la version du défendeur 1, il estimait que, puisque les réserves détaillées dans la lettre de crédit n'avaient pas été levées, le fournisseur retirait les marchandises, et l'affaire était donc « close ».  Selon le prévenu, il n'avait aucune connaissance que les conteneurs étaient en cours de libération, et il ignorait l'implication de Yehoshua Chelouche dans leur libération.  Concernant les quatre conteneurs stockés dans l'entrepôt Okeanos au kibboutz Yakum, le défendeur 1 a affirmé que les marchandises appartenaient à une personne nommée Shimon Berger, dont l'aide pour les vendre avait été sollicitée par le CPA Natan Harpaz, afin de rembourser les dettes de Berger envers Harpaz lui-même, ainsi qu'envers le défendeur.  Le défendeur a en plus affirmé qu'il ne savait pas que les moniteurs informatiques que CPA Harpaz avait demandé à commercialiser étaient les mêmes moniteurs des conteneurs additionnels liés à la transaction en question.  Ainsi, selon lui, il ne peut pas être accusé d'avoir sciemment vendu des biens volés ou des biens pour lesquels ils n'ont pas été payés.

Cette version ne me semble pas du tout fiable, et comme je l'ai noté dans l'introduction de ce chapitre, je ne fais pas confiance aux paroles du Défendeur 1, qui m'a laissé l'impression de quelqu'un qui n'hésite pas à prononcer de fausses déclarations, voire à avancer des versions fictives et illogiques, tant que cela sert sa cause.  Tous les facteurs mentionnés par le défendeur ne soutiennent pas sa version, selon laquelle quatre conteneurs contenant des moniteurs d'ordinateur seraient arrivés par hasard dans un entrepôt océanique dans l'univers, qui, selon lui, n'étaient pas les mêmes conteneurs envoyés par le fournisseur depuis Taïwan.  Le CPA Harpaz a nié catégoriquement la version du défendeur et a affirmé ne pas connaître les personnes mentionnées par le prévenu.  Je ne trouve aucune raison de douter de ces paroles de Harpaz, et en tout cas de contradiction avec celles du prévenu 1, j'accepte son témoignage, et je le préfère sans aucune hésitation.  On peut conclure qu'il n'y a aucun fondement pour l'affirmation selon laquelle les quatre conteneurs, qui étaient stockés dans l'entrepôt Okeanos, étaient destinés au remboursement d'une dette, et que cela, pour ainsi dire, n'a rien à voir avec la transaction faisant l'objet de la lettre de crédit.  À cet égard, il convient de se référer au rapport de la confrontation entre le défendeur 1 et le CPA Harpaz daté du 28 mai 1999 (P/306), dans lequel Harpaz affirmait également ne pas connaître les parties nommées par le défendeur, y compris « un Juif américain nommé Yosef Heller ».

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