Comme les défendeurs ne voulaient pas prêter main-forte à ces activités frauduleuses, Alon Granot a exprimé sa colère envers le défendeur 1 et a rompu ses liens avec lui sur un ton dur, allant même jusqu'à refuser de rembourser ses dettes. Par la suite, la situation de Magnum s'est détériorée jusqu'à la cessation des activités, et en conséquence, Alon Granot est resté endetté auprès de diverses parties, dont Aharon Calderon, pour le financement qu'il avait accordé à Magnum pour la réalisation de la transaction. En raison de la colère de Granot envers le prévenu 1, il a exprimé, à plusieurs reprises, qu'il n'hésiterait pas à se venger de lui, et il est donc nécessaire d'expliquer ce qu'il a dit lors du procès, qui visait un seul objectif, à savoir l'incrimination du prévenu 1.
Un autre intérêt d'Alon Granot à impliquer le prévenu 1 dans des accusations pénales concerne la lourde dette financière, qui dépasse 1 million de NIS, et il ne fait aucun doute que Granot pense que si le prévenu est reconnu coupable d'accusations pénales, cela lui facilitera l'évitement de payer la dette.
Dans ces circonstances, la défense estime que la crédibilité d'Alon Granot est « faible à zéro », et qu'aucun poids ne peut être attribué à son témoignage. Les affirmations de Granot, qui soutiendront ostensiblement les arguments concernant la méthode et des actions similaires, sont manifestement infondées et incompatibles avec les preuves. Le témoignage de Granot est un témoignage écarté, car lors de ses interrogatoires auprès de la police et des douanes, il n'a pas abordé les questions du tout, se contentant de faire des déclarations générales, dans le but de diffamer le prévenu 1. Ainsi, par exemple, son affirmation selon laquelle les lettres de crédit auraient été mal rédigées de manière à garantir l'existence de réserves que le fournisseur ne pourrait pas satisfaire est illogique et irréaliste. Cela s'explique par le fait qu'il n'est pas possible de prévoir à l'avance l'action du fournisseur et qu'il n'est pas possible de garantir à l'avance l'existence de réservations, qui relève exclusivement du contrôle du fournisseur. De plus, la lettre de crédit subit plusieurs filtres professionnels, et les banques concernées, ainsi que les experts du fournisseur, n'autoriseront pas l'ouverture d'une lettre de crédit si elle contient des conditions obstructives qui ne peuvent être remplies. L'exemple concret que Granot présente pour étayer ses propos repose sur une incompréhension totale du problème en question, et donc rien ne peut en tirer d'enseignement.