Il convient de noter que Kobi Zoaretz et Avi Ben Nissan figuraient tous deux sur la liste des témoins de l'accusation, mais la déclaration du plaignant indique que l'accusation n'a pas pu les localiser ni les convoquer à témoigner, et qu'ils ont finalement été convoqués par le prévenu 4, Avi Kalmaro.
Dans leurs résumés détaillés, l'avocat de l'accusé 1 a soutenu qu'aucune crédibilité ne devait être accordée au témoignage de Kobi Zoaretz et Avi Ben Nissan, qui sont des criminels, condamnés pour une longue liste d'infractions et qui ont un réel intérêt à incriminer l'accusé 1. Il convient de mentionner que le prévenu 1 a même affirmé que lors de l'interrogatoire, alors qu'il se trouvait dans les couloirs des bureaux d'enquête des douanes, une personne anonyme l'a approché et l'a averti de ne pas mentionner les noms de Kobi Zoaretz et Avi Ben Nissan liés à l'affaire, et pour cette raison il n'a pas mentionné leurs noms.
En effet, ce sont de grands témoins transparents de vermine qui pendaient derrière eux, et ils ont été condamnés pour diverses infractions, notamment fraude et usurpation d'identité d'autrui, mais dans le cas de la société Savilla (ainsi que de la société Danidov), je n'ai vu aucune raison réelle de ne pas accepter leur version.
Tout au long de l'acte d'accusation, Swela Trading Ltd. apparaît comme une société qui gère soi-disant des transactions d'importation à très grande échelle, et d'après l'impression directe des deux témoins, je suis d'avis qu'il n'y a aucun fondement à l'affirmation selon laquelle ils sont derrière ces transactions. La version du défendeur 1 dans cette affaire, selon laquelle la société de Séville n'a jamais été sous son contrôle, et selon laquelle le témoignage de Pinchas Basson, le comptable de la société, ne doit pas être digne de confiance dans cette affaire, ne me paraît pas du tout acceptable. J'ai déjà exprimé mon opinion sur la fiabilité de Pinchas Basson, en ce qui concerne le JCC et les entreprises TIC , et il en va de même pour Séville.