Concernant l'affirmation de l'accusation selon laquelle Haim Zaruk est en fait Kobi Zoaretz, le défendeur 6 a soutenu que Kobi Zoaretz n'était pas la personne présentée à lui comme Haim Zoaretz, et que le défendeur 1 aurait pu le présenter comme n'importe quelle autre personne sous le nom de Haim Zoaretz. Lorsque l'accusé 1 avait acheté les sociétés Danidov et Sevilla à Kobi Zoaretz et utilisé les fausses factures de Plan : « Il n'est pas surprenant qu'il ait également trompé Fadlon concernant l'identité de la personne devant lui et qui prétend être Haim Zaruk, le propriétaire de Sevilla. »
Le défendeur 6 confirme qu'il est venu libérer les produits Opsa importés, en utilisant une procuration de la société Danidov, qui lui a été donnée par le défendeur 1. L'avocat Rappaport soutient que cela n'indique pas que le défendeur 6 faisait partie de la conspiration.
Concernant l'implication de l'OPCI, l'avocat Rappaport a soutenu que le défendeur 6 ne connaissait pas et n'était pas impliqué dans des décisions concernant l'identité des sociétés importatrices, et ne connaissait pas le secret des considérations du défendeur 1 et/ou du défendeur 5 dans l'importation des marchandises, par l'intermédiaire de ces sociétés. Tout comme l'accusation estimait que le prévenu 4, Avi Kalamaro, n'était pas responsable des actes criminels allégués dans la huitième accusation, il en va de même pour l'accusé 6. Ce défendeur ignorait qu'il s'agissait de fausses listes d'importation, et il n'a certainement pas participé à leur création. Puisque le défendeur 6 ignorait qu'il s'agissait de fausses factures de la société de plans, il ne doit pas être attribué à la remise de fausses factures aux agents douaniers. De plus, aucune offense ne doit lui être attribuée dans l'acte même de commander les biens, sans connaître l'implication de sociétés écrans et l'utilisation de faux reçus d'importation.
Quant à la revendication selon laquelle le défendeur 6 avait émis des chèques à l'ordre de la société Savilla qui n'avaient pas été présentés pour paiement, il a été soutenu que le défendeur n'avait aucune connaissance de la possibilité que les chèques mentionnés aient été présentés pour remboursement, puisqu'il n'était ni gestionnaire de la société ni son actionnaire majoritaire. Il a également été affirmé qu'au moins une partie des chèques avait été payée et que les sommes enregistrées dans l'ordonnance de Séville avaient effectivement été déduites de la société « Piccolo Line » (états de compte S/179 et S/170 de Piccolo Line). Les comptes de « Piccolo Lane » n'ont pas été vérifiés en continu tout au long de 2000 et même en 2001, et il n'est donc pas possible de prouver que les chèques en faveur de Séville n'ont pas été payés. Le simple fait que le montant des chèques que l'accusation affirme ne pas avoir payés ne soit pas identique au montant de l'impôt dissimulé suffit à remettre en cause l'affirmation selon laquelle les prévenus ont tiré un profit criminel accumulé en raison de l'omission d'impôts.