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Affaire pénale (Tel Aviv) 40013/05 État d’Israël c. Uri Resch - part 13

septembre 13, 2011
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« L'application partielle n'est pas nécessairement une application inappropriée...  Sans prétexte de proposer une définition exhaustive, on peut dire, aux fins de cette requête, que l'application sélective qui viole l'égalité au sens où elle discrimine pour l'exécution entre personnes ou situations similaires afin d'atteindre un but inapproprié, ou sur la base d'une contrepartie superflue ou par pure arbitraire..." (ibid., aux pp. 204-205)

Il en découle que tant qu'il n'est pas devenu clair que le manquement à poursuivre certains des impliqués dans une affaire particulière découle de l'arbitraire ou de considérations inappropriées, une telle application partielle, même si elle viole le principe d'égalité, ne justifie pas un contrôle judiciaire intrusif, que ce soit par une ordonnance de poursuites contre les autres personnes impliquées ou par la comparaison de la situation des personnes concernées qui ont été poursuivies avec celle de ceux qui ne l'ont pas été.

Exercer la discrétion de l'accusation de manière raisonnable tout en maintenant l'égalité entre les prévenus signifie que sa décision concernant le dépôt d'un acte d'accusation sera orientée vers l'objet de la loi et basée uniquement sur des considérations pertinentes.  Le parquet ne peut pas déposer une inculpation pénale sur la base de considérations extérieures ou dans le but d'atteindre un objectif inapproprié (voir : Yisgav Nakdimon, Protection from Justice 329).

Dans une autre audience  pénale 5189/05 Ayalon - Compagnie d'assurance dans Tax  Appeal c. État d'Israël (non publiée, [publiée à Nevo], rendue le 20 avril 2006), la Cour suprême a examiné l'argument selon lequel l'accusation pourrait, dans une infraction impliquant plusieurs parties, suffisant pour poursuivre certains des auteurs de l'infraction, déclarant :

« ... Les décisions auxquelles les requérants font référence – en particulier  la décision Bar-Lev et  la décision Ganor –  ne précisent pas que l'accusation doit poursuivre tous les participants à une infraction impliquant plusieurs participants et que l'accusation n'a aucune latitude discrétionnaire dans cette affaire.  Tout ce qu'ils disent, c'est qu'en règle générale, le ministère public doit s'abstenir d'une application partielle afin de ne pas violer le principe d'égalité.  Cependant, lorsqu'il existe des considérations pertinentes pour distinguer les participants, dans tous les cas il ne s'agit pas d'une distinction interdite.  »(Voir aussi Criminal Appeal 3215/07 Anonymous c. État d'Israël, non publié, [publié à Nevo], rendu le 4 août 2008, et Criminal  Appeal 4596/05 Rosenstein c. État d'Israël, inédit, [publié à Nevo], rendu le 30 novembre 2005, où la cour a réitéré que cette demande ne sera acceptée que dans de rares cas et qu'elle devrait être appliquée avec parcimonie.)

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