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Affaire civile (Haïfa) 34121-06-23 David Atar c. Hannah Carasso - part 3

avril 14, 2025
Impression

Le défendeur a en outre affirmé que la défunte avait signé un contrat de donation par un avocat étranger, au nom de la plaignante, que celle-ci ne connaissait pas, et qu'il s'agissait d'un lieu où la défunte avait été accompagnée toute sa vie par un avocat permanent – feu  l'avocat Raanan Ron, sur qui elle comptait les yeux fermés.  La relation particulière entre les deux est attestée par le testament signé par la défunte, selon lequel elle légua aux petits-enfants de l'avocat Raanan Ron une partie de sa succession.  Par conséquent, la défenderesse affirme que la défunte n'était pas apte à signer un contrat de donation, et qu'elle n'avait pas la discrétion pour exécuter la transaction.

  1. Dans la déclaration de la défense, le défendeur détaille plus en détail les antécédents médicaux de la défunte avant la signature du contrat de donation, ainsi que les signes de son incapacité au moment de la signature. De plus, il était affirmé qu'il y avait des différends entre le défunt et feu Yaffe, et que la relation était très compliquée et froide.  Le différend s'est fait que feu Yaffa était endetté et avait demandé à vendre son appartement au défunt.  Après la vente de l'appartement de feu Yaffe et le transfert des droits au nom du défunt, feu Yaffe exigea que l'appartement lui soit restitué, alors qu'elle n'avait pas l'argent pour payer cet appartement.  Le défendeur nie en outre que la relation entre le défunt et feu Yaffa s'améliorait comme décrit dans la déclaration de la réclamation, et selon elle, il s'agit d'une plainte verbale.  Le défendeur soutient en outre que le demandeur n'a pas enregistré ses droits dans l'appartement, et que, par conséquent, selon la loi, cela omet son droit de s'enregistrer en conséquence Article 9 du droit immobilier, 5729-1969 (ci-après : "Droit immobilier").
  2. Il a également été affirmé que le demandeur est un défendeur en série devant les différents tribunaux, tant au niveau civil que pénal, et que plusieurs affaires ont été engagées contre lui entre 2012 et 2013, concernant l'expulsion d'un locataire des appartements qu'il louait. Cela soulève la question : pourquoi le défendeur n'a-t-il pas déménagé pour vivre dans l'appartement qu'il prétendait avoir reçu en cadeau du défunt ? Le demandeur n'a pas suivi la tradition du propriétaire dans l'appartement après la signature du prétendu contrat de donation, n'a pas emménagé et n'a pas payé ses factures.

Dans la déclaration de la défense, le défendeur a nié que le défunt ait signé les documents de la transaction de don, et a soulevé la question de savoir pourquoi le demandeur s'était abstenu de joindre une déclaration sous serment au nom de l'avocat, devant qui un accord de donation avait été signé, qui aurait permis de clarifier dans quelles circonstances, où, en présence de qui, et par qui l'accord avait été signé.

  1. Le 5 novembre 2024, les témoignages des parties ont été entendus, lorsque l'avocat Shai Cohen, le demandeur lui-même, et sa sœur, Mme Elinor Atar, ont témoigné en faveur du demandeur. Au nom de la prévenue, elle elle-même et l'avocat Ofer Ron ont témoigné.

Décision et discussion :

  1. Après avoir examiné les arguments des parties, j'en suis arrivé à la conclusion que la plainte doit être rejetée.

Avant de développer mon raisonnement, je précise d'abord que, contrairement à l'affirmation du défendeur, la position juridique de la question ne figure pas à l'article 9 du droit immobilier, qui traite des transactions contradictoires.  La défenderesse n'a pas obtenu de droits sur l'appartement à la suite d'une transaction immobilière, mais plutôt à la suite d'un testament qui lui donnait droit à l'appartement.  Dans ce contexte, la question évidente dans notre affaire est de savoir si le demandeur a prouvé qu'une transaction de don a été faite, ce qui lui donne droit à l'appartement ? Cette question est censée être examinée à la lumière des dispositions de l'article 8 du droit immobilier.  Une disposition supplémentaire requise pour décider des sociétés faisant l'objet du procès, si l'on prouve qu'un accord de donation a été conclu entre le défunt et le demandeur, est la disposition  de l'article 18 de la loi sur les contrats (partie générale), 5733-1973, qui traite d'un défaut de conclusion dû à l'oppression.

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