L'existence d'un « alibi » – Lors de sa conversation avec l'informateur, Muhammad a également abordé la question de l'existence ou de la non-existence d'un alibi. Ainsi, lors d'une conversation 20/A le 8 juillet 2019, l'informateur demande à Muhammad : « Que s'est-il passé ? Pourquoi es-tu revenu comme ça ? Qu'est-ce qu'il y a ? Ils ont capté quelque chose à ton sujet ?et Muhammad répond : « Une station-service... Uh-ha Je l'ai mangé, je l'ai mangé, ...Et quand l'informateur lui demande : « Vous avez dit que vous étiez là et que vous n'y étiez pas ? » Muhammad répond : « ... Ils ont vérifié il y a une heure et une heure et je ne me présente pas. »
Il convient de noter que dans le témoignage de l'informateur au tribunal, celui-ci a noté que lorsque Muhammad prononçait ces mots, il pleurait (interrogatoire du 4 avril 2021, p. 180, para. 23) « Quand il revenait de l'interrogatoire, il pleurait et disait, selon ma mémoire, 'Putain, je l'ai mangée.' »
Dans les déclarations susmentionnées, Muhammad admet en fait avoir tenté de construire un « alibi » censé le distancer de l'affaire du meurtre, mais cette tentative n'a pas non plus été à son goût.
Résumé des propos de Muhammad à l'informateur - Comme mentionné plus haut, pendant son séjour en cellule de détention, Muhammad a eu plusieurs conversations avec un informateur qui a été amené dans sa cellule, et au cours de ces conversations, il lui a raconté de nombreuses choses liées au meurtre du défunt.
C'est ainsi que Muhammad a raconté à l'informateur qu'à l'âge de 14 ans, le défunt l'a blessé au visage et a en fait ruiné sa vie, un fait qui lui a causé humiliation, grande colère et un désir de rendre justice, de se venger du défunt et de le remercier pour avoir pris son âme.
Muhammad a raconté à l'informateur des détails sur l'apport d'une voiture Mazda des Territoires occupés et l'avoir incendiée après le meurtre.
Dans ses remarques à l'informateur, Muhammad a évoqué la punition qu'on attendait de lui, ainsi que ses tentatives d'alléger un alibi qui ont échoué.