Il convient de souligner à cet égard que, comme ressort de la documentation du meurtre dans la vidéo P/58, un spectateur raisonnable peut supposer que lorsque le défunt revient de la boulangerie à sa voiture, il tient une bouteille à la main, ce qui se voit à la manière dont le défunt tient l'objet, après avoir tenu l'objet avec le coude plié et le bras tendu vers l'avant avec une main qui semble être un palefrenier (comme une bouteille tenant pour que la boisson ne se renverse pas).
L'examen de la vidéo révèle également qu'il est possible (moins probable) que Muhammad ait entendu le défunt dire quelque chose à propos de la boisson, après qu'il semble que le véhicule Mazda soit arrivé en même temps que le défunt quittait la boulangerie, et il est possible que le défunt ait dit des choses à son cousin alors qu'il marchait à distance et d'une voix forte qui a permis au tireur d'entendre les mots.
À la lumière de ce qui précède, je ne crois pas qu'il ait été prouvé avec une forte probabilité que la question de l'offre de la boisson (« Je veux boire ») était un détail bien connu que Muhammad ne pouvait pas apprendre en regardant la vidéo P/58 (sur Internet).
De plus, il n'est pas superflu de noter que, bien que dans notre cas il soit affirmé qu'il existe des preuves étayées, ce n'est pas une preuve qui a un réel poids dans notre affaire, entre autres, après que la défense n'ait pas clairement et explicitement affirmé que, selon ses mots à l'informateur, Muhammad avait donné de fausses choses dans le but de l'impressionner, de l'apaiser ou pour tout autre but (la connaissance d'une certaine personne vise généralement à infirmer une affirmation de fausse confession). Et dans ces circonstances, aucune importance significative ne devrait être accordée aux affirmations concernant l'existence d'un détail « inventé » que Muhammad a rapporté dans les preuves.
Dans ses propos, Muhammad évoqua l'informateur ainsi que la punition qu'on attendait de lui, et sa volonté d'assumer la punition à condition que son père soit libéré, lorsqu'il déclara : « À part mon père, je ne pourrai que lui prendre la main ainsi et que la prison durera vingt-cinq ou trente ans, mais l'essentiel est que mon père... » (P/16A, p. 34, paras. 13-17).