En ce qui concerne les preuves relatives à l'attente au point de rendez-vous, les avocats des défendeurs 2-3 ont soutenu que la présence d'un prévenu sur les lieux de la commission d'une infraction ne constitue pas une preuve prouvant sa participation à la commission de l'infraction, et il a été soutenu que, dans le présent cas, les prévenus ont donné une version ordonnée et logique de leur présence au point de rendez-vous, ce qui aurait créé un véritable doute quant à leur connaissance du meurtre.
Je n'accepte pas cet argument de la défense. Le point de rencontre se trouvait dans une zone définie par le défendeur 3 comme un lieu vide semblable à un désert (p. 21 mars 2023, p. 288, s. 25). C'est un lieu désolé situé à l'est de la localité de Hura, très éloigné du domicile des accusés 2 et 3, et l'arrivée sur le site constitue une présomption logique (qui peut être réfutée) de l'intention de participer au complot de meurtre.
De plus, la même version ordonnée et raisonnable qu'énoncée par les avocats des accusés 2 et 3 a été donnée par les accusés comme version supprimée uniquement au tribunal, et ils n'ont pas donné la même version lors de leur interrogatoire par la police.
La présence des prévenus avec Muhammad et l'accusé 1 à la station-service Dor-Alon à Kia environ une heure et demie avant le meurtre, ainsi que leur présence au point de rencontre avec Muhammad et l'accusé 1 dans la zone de la colonie de Hura, cinq minutes après le meurtre, jettent une véritable ombre sur les arguments de la défense concernant la faiblesse des preuves circonstancielles.
Le voyage du prévenu 2 avec Muhammad et du prévenu 1 vers les territoires occupés dans le but d'apporter un véhicule destiné à commettre un crime (selon l'accusé 2 dans le cadre d'un trafic de drogue) et de revenir en Israël par divers points de travers, établit une présomption que le prévenu 2 connaissait une intention de commettre une infraction criminelle plus grave que celle d'apport de drogue.
Il convient de préciser que, bien qu'en ce qui concerne la réunion quadruple à la station Dor Alon à Kia, il soit possible d'accepter l'argument de l'avocat des accusés 2 et 3 selon lequel l'accusateur ne peut présenter aucune indication sur la nature de la conversation que les quatre ont évoquée à la station-service, après que les prévenus soient restés silencieux au commissariat sur le sujet de la conversation, le tribunal a déclaré que la conversation portait sur la drogue (à l'exception du prévenu 3, qui a affirmé ne pas avoir participé à la conversation).