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Affaire de crimes graves (Beersheba) 19-08-20142 État d’Israël c. Ibrahim Shehain - part 108

juin 6, 2026
Impression

Quant au défendeur 3, aucun lien réel n'a été présenté entre lui et Muhammad qui justifierait que le défendeur 3 aide Muhammad ou le défendeur 2 dans le meurtre du défunt.

Il n'est pas inutile de noter à cet égard que le second informateur interrogé par le tribunal, connu sous le nom de « Nissim Makhlouf », a confirmé avoir entendu d'autres noms de Muhammad lorsqu'il parlait des fils de Mash'ah à Lod, mais il ne se souvient pas que Muhammad ait mentionné les noms Munir ou Yunis, et a également confirmé que les noms Munir et Younes n'apparaissaient pas du tout dans les conversations de doublage qu'il a menées avec Muhammad.  (p. 6.11.22, pp. 315, p. 28-32, p. 317, p. 9-14).

Absence de mobile pour les prévenus 2,3 pour commettre le meurtre

Comme il est bien connu, il n'y a aucune obligation de retracer le mobile lors de l'examen des éléments de l'infraction (Appel pénal 3834/20 Kalfon c. État d'Israël - du 29 juillet 2021), mais il semble que l'existence d'un mobile puisse bien établir des preuves incriminantes lors de l'examen de la totalité des preuves contre le prévenu.

Dans notre affaire, j'accepte la position des prévenus 2 et 3, selon laquelle l'État n'a présenté aucune preuve concrète que l'un d'eux ait eu un mobile pour aider à la commission du meurtre sujet de notre discussion.

Les chefs de l'Unité des opérations spéciales dans l'affaire Eyal Zeitoun et Eyal Saban ne savaient pas non plus comment dire au tribunal, lors de leur témoignage, qu'ils connaissaient un tel mobile également disponible pour les accusés 2 et 3, et M. Eyal Zeitoun a également souligné qu'il « ne trouve pas de réponse à cette question » (p. 9 novembre 2020, p. 100).

Comme présenté ci-dessus, lors des audiences, aucune preuve réelle n'a été trouvée que la relation familiale entre Muhammad et les accusés 2 et 3 était si étroite et courageuse qu'il était censé venir l'aider dans le meurtre du défunt.

De plus, lors de son témoignage, le défendeur 2 a déclaré qu'il ne connaissait ni le défunt ni sa famille du tout (p. 26 décembre 2021, pp. 363, paras. 11-18), et l'État n'a présenté aucune preuve contredisant sa déclaration.  Le défendeur 3 a également déclaré dans son témoignage qu'il ne connaissait ni le défunt ni sa famille, et même dans son cas, l'État n'a pas présenté de preuve pour réfuter cette affirmation.

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