Cependant, plus tard, à partir des preuves, il ressort que la plaignante savait qu'elle perdait de l'argent et que, face à la représentation selon laquelle il s'agissait d'un investissement sûr lui garantissant un revenu mensuel, elle s'est rendu compte que l'argent qu'elle avait déposé avait été perdu. À cet égard, la plaignante a témoigné qu'en janvier 2016, elle se sentait en difficulté - puisqu'elle avait retiré de l'argent du compte de sa mère décédée et avait dû engager des poursuites judiciaires en raison de son impossibilité de le restituer (voir son témoignage à la page 44). La plaignante a également témoigné à ce sujet qu'à ce stade, elle savait que la promesse de recevoir un revenu mensuel à la suite de son investissement ne serait pas tenue (ibid.). De plus, d'après le message e-mail envoyé par la demanderesse sous réserve du N/7 (cité presque en totalité au paragraphe 40 ci-dessus du jugement), il apparaît que la plaignante savait que, contrairement aux promesses, son argent n'était pas garanti. Le demandeur comprenait également que les soi-disant conseils économiques des analystes au nom de la société échouaient à plusieurs reprises. À ce sujet, le demandeur a témoigné à la page 52, lignes 11-13, dans le contexte de N/7 :
« Si j'ai bien compris, début avril 2016 vous étiez conscient que vous pourriez perdre de grosses sommes, est-ce vrai ?
Le témoin, Mme Travis : C'est exact. »
De plus, à la page 53, lignes 1 à 5, le demandeur a témoigné (je noterai que la réponse vient de ma bouche, pour ainsi dire, puisque j'ai traduit les propos du demandeur de l'anglais) :
« Avocat Dotan : Je ne te comprends pas très bien. Même s'il t'avait assuré que l'argent était en sécurité le 8 avril, tu savais déjà que tu avais perdu beaucoup, des dizaines de milliers de livres. Et puis tu as su qu'il ne l'était pas, qu'il n'a pas dit la vérité.
L'honorable juge Bibi : À ce moment-là, je savais déjà qu'il ne disait pas la vérité, alors je lui ai envoyé cet email. D'accord. »