« Dans le contexte de la tendance à assouplir les règles d'admissibilité des preuves, et à se concentrer sur la question de la fiabilité et du poids des preuves (Appel pénal 4178/10 Faraj c. État d'Israël [publié dans Nevo] (19 août 2013) (ci-après : l'affaire Faraj) ; Civil Appeal 4814/09 Tempo Beer Industries in Tax Appeal c. État d'Israël [publié à Nevo] (22 décembre 2010)), ainsi qu'en raison des avancées technologiques, qui ont permis de présenter des copies de documents identiques à l'original, ont encore affaibli le statut de la règle des « meilleures preuves ». En outre cette tendance, la jurisprudence a déterminé que le contenu d'un document peut être prouvé en le copiant - c'est-à-dire par preuve secondaire - dans la mesure où la partie concernée fournit une raison valable pour ne pas présenter le document original (Snir ; Appel civil 6205/98 Unger c. Ofer, IsrSC 55(5) 71 (2001)). En fait, la règle s'est enracinée dans la jurisprudence selon laquelle « en l'absence de souci de la fiabilité de la 'copie', le fait de ne pas apporter le document original n'érodera pas en soi la base probatoire de la partie qui l'utilise » (Appel civil 9622/07 Holin c. Clalit Health Fund de l'Histadrut générale des travailleurs en Terre d'Israël, [publié à Nevo], paragraphe 25 du jugement (30 mai 2010). Voir aussi : Civil Appeal 2449/08 Toashi c. Mercantile Discount Bank dans un appel fiscal [publié dans Nevo] (16 novembre 2010) ; Appel pénal 3974/92 Azoulay c. État d'Israël, IsrSC 47(2) 565 (1993)). »
Je note que ces décisions de la Cour suprême, dans une affaire particulière, étaient fondées, entre autres, sur les décisions de la Cour suprême dans l'affaire Snir, où il a été jugé que la règle de la meilleure preuve ne s'applique plus comme règle d'admissibilité, mais incarne plutôt une considération dans l'examen par la cour du poids à accorder aux preuves, même si elles sont secondaires, tout en examinant sa crédibilité et sa fiabilité (Criminal Appeal 869/81 Snir c. État d'Israël [Nevo] (4 novembre 1984)).