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Autorité d’appel civil 775/11 Avraham Flexer contre l’État d’Israël – Police israélienne - part 8

août 11, 2014
Impression

Il lui incombe de démontrer que la décision du procureur adjoint de l'État de reconnaître l'immunité des policiers a dépassé le seuil de la raisonnabilité. Quant au manque de détails et de justifications dans l'avis de reconnaissance, les intimés affirment qu'auparavant, lorsque le bureau du procureur de l'État a commencé à appliquer l'Amendement 10 à l'ordonnance, dans la plupart des cas, des préavis courts de reconnaissance étaient donnés sans explications. Cependant, selon les intimés, depuis 2009 cette pratique a changé, et aujourd'hui les parties responsables au bureau du procureur ont l'habitude de détailler dans leurs déclarations les raisons de la reconnaissance de l'immunité. Quoi qu'il en soit, les intimés affirment qu'en l'absence de raisonnement par le passé, il a été corrigé à la lumière du raisonnement détaillé exposé dans les arguments des intimés dans cette procédure, et ils affirment en outre que l'avocat Orit Son, actuel procureur adjoint de l'État (affaires civiles), a également examiné la base administrative de la preuve et s'est appuyé rétroactivement sur la reconnaissance de l'immunité pour les raisons exposées. Quant à l'argument selon lequel le greffier du tribunal de district n'était pas autorisé à statuer sur la demande de Flexer pour déterminer que les conditions d'immunité n'étaient pas remplies, les intimés soutiennent que l'Ordonnance et le Règlement déterminent qu'une décision sur cette demande relève de l'autorité du « Tribunal » et que ce terme inclut également le greffier, en l'absence de toute autre disposition stipulant qu'il n'est pas autorisé à statuer. C'est particulièrement vrai, soutiennent les intimés, lorsque nous avons affaire à un greffier qui est juge, comme dans notre affaire. Enfin, les intimés affirment que la reconnaissance de l'immunité des policiers n'a pas nui aux chances de Flexer de prouver sa demande. Selon eux, le différend entre les parties concernant les questionnaires envoyés par Flexer à l'État découlait principalement du fait que l'État estimait qu'ils étaient formulés de manière lourde et sarcastique. Quoi qu'il en soit, note les défendeurs, les parties sont parvenues à un accord sur cette question et les policiers ont répondu aux questionnaires qui leur étaient adressés.

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