Dans ce contexte, l'argument des appelants selon lequel la réalisation d'un « voile inversé » en vertu de l'article 6(b) de la loi est réservée aux cas où la société a été créée frauduleusement afin de frauder les créanciers des actionnaires devrait être rejeté. Le langage de la loi ne soutient pas cette proposition, et l'histoire législative soutient même la conclusion inverse (et cela sans oublier l'existence d'un écho de l'argument selon lequel les conditions requises pour lever le voile en vertu de l'article 6(a) de la loi doivent être comparées à celles requises par l'article 6(b) – voir Amir Licht, « Lever le voile et diferer de la dette après l'amendement 3 à la loi sur les sociétés : qu'est-ce qui a changé ? », Corporations B(3) 65, 86 (2005), cité dans l'affaire Texas, au paragraphe 4). J'ajouterai que le fait qu'il s'agisse d'un cas de lever le voile en faveur des créanciers des actionnaires ne limite pas non plus le levage du voile aux circonstances de fraude, et je me référerai dans ce contexte aux propos du juge Sohlberg dans l'affaire Levy, selon laquelle, au niveau du principe, selon l' article 6(b) de la loi, « il n'y a aucun obstacle à lever le voile corporatif d'une société afin de recouvrer les dettes de ses actionnaires auprès d'elle. et il n'est pas nécessaire d'exister une rivalité entre le créancier et la société » (ibid., vol. 6).«
- Dans l'affaire Civil Appeal 996/17 Texas Investments Company in Tax Appeal c. Sapardel Entrepreneurship Ltd., [Nevo], il a été jugé :
« Il convient également de noter que le « hostel » dans la loi des sociétés, qui est pertinent pour ce type de levée du voile, ne figure pas à l'article 6(a) de la loi, qui traite de l'attribution de 'dette d'une société à un actionnaire qui y est', mais plutôt à l'article 6(b) de la loi. Cet article a plusieurs usages, mais pour nos fins, il est pertinent pour la possibilité qu'elle y soit prévue d'attribuer un devoir d'actionnaire envers la société... Dans le cadre de l' article 6(b), le législateur a laissé au tribunal le pouvoir discrétionnaire d'examiner si, dans les circonstances de chaque cas, il est « juste et juste » de lever le rideau de l'incorporation, conformément à l'intention de la loi ou de l'accord, comme suit :