Concernant cette explication, il faut dire que la grande nervosité et colère sont tout aussi cohérentes - voire même plus - avec le fait qu'il croyait que le prévenu avait exécuté la menace qu'il avait proférée contre le défunt. Et même la colère et la colère, pourquoi cela devrait-il s'exprimer sous le nom d'ajouter une menace qui n'existait pas ? De plus, l'affirmation de Tawfik dans son témoignage selon laquelle sa grande colère aurait conduit à un mensonge concernant la menace faite par le prévenu est incompatible avec le fait que, lorsqu'on lui a demandé si le prévenu avait écrasé délibérément le défunt, il savait être prudent et distinguer ce qu'il entendait de ce qu'il percevait au sens : « Je ne sais pas ça, je n'ai pas vu cet incident. » Il faut rappeler qu'il était près des lieux quand, après le percutement, il a même entendu les enfants l'appeler, de sorte que sa capacité même à donner une version selon laquelle il a été témoin de l'accident ou une partie de celui-ci est possible du point de vue du « test d'opportunité ».
Nous considérons également que l'explication de Tawfiq concernant sa rétractation concernant les menaces n'était ni cohérente ni même logique. Dans ce contexte, il a témoigné : « Je ne me souviens pas et je ne sais pas pourquoi j'ai dit cela, je l'ai dit quand j'étais en colère contre lui », et a répété cette réponse, même après qu'on lui ait dit que, tel que documenté, il a prononcé les mots « Je ne me souviens pas et je ne sais pas. » L'argument selon lequel il ne se souvient pas avoir dit ces déclarations est incompatible avec la suite de l'explication selon laquelle il ne savait pas pourquoi il l'a dite ou avec l'explication alternative selon laquelle il l'a dit parce qu'il était en colère contre le prévenu qui a renversé son cousin.
De plus. La confrontation entre Tawfiq et le prévenu a été documentée et soumise au tribunal pour examen (un interrogatoire documenté du prévenu daté du 16 octobre 2023 - P/27(b), à l'issue duquel Tawfiq a été amené en mission de confrontation, ainsi qu'une transcription de la confrontation - P/27(c), pp. 59-65). Cette documentation permet au tribunal d'avoir une impression non médiatisée de la manière dont Tawfiq a détaillé les menaces proférées par le prévenu, son état d'esprit et la réaction de ce dernier à cette accusation sévère. En observant la confrontation, on a une forte impression que les paroles de Tawfiq concernant la menace ont été prononcées de manière authentique et spontanée, de son cœur, et en tout cas, certainement pas d'une manière cohérente avec la fiction.