Voir aussi : Rachel Alterman, « Le droit de l'urbanisme et de la construction et le plan directeur : lignes directrices rigides ou cadre flexible ? », Mishpatim 11, 197, 216-217 (1981).
Et si l'une de ces jumelles Siam demandait à aller à droite tandis que sa sœur demandait à aller à gauche ? De quel côté le duo va-t-il se tourner ? Quelle est la loi si une contradiction est découverte entre les statuts et le croquis, entre la partie verbale du plan et la partie visuelle ? À qui la main l'emportera ? Il me semble qu'il n'y a pas de réponse définitive à cette question et que la décision peut varier d'une affaire à l'autre. Nous avons de la chance cette fois, et nous n'avons pas besoin - dans notre cas - de discuter davantage de la question. »
En d'autres termes, la Cour suprême a statué que la question serait tranchée conformément aux circonstances.
La question est complètement identique à celle en cours : le tribunal de district de Tel Aviv a été requis dans une requête administrative (administrations Tel Aviv-Jaffa) 1775/07 Givatayim Local Planning and Building Committee c. Tel Aviv District Planning and Building Appeals Committee (29 octobre 2007) (ci-après : « la question du Comité local »). Dans cette affaire, la question de la signification d'un permis de construction a été discutée devant l'honorable juge Mudrik, dont le contenu verbal décrivant les travaux ne correspond pas aux détails du travail issus du dessin du permis - c'est-à-dire quelles parties auront la priorité. La décision du juge Mudrik est que, dans un tel cas, le croquis aura priorité sur la description verbale. C'est à ce moment-là que cela a été expliqué et expliqué comme suit :
"... Même si vous dites que la partie verbale de la demande de permis de 2001 ne correspond pas au dessin, à mon avis le croquis devrait être préféré. Après tout, la demande de permis et le permis ne sont rien d'autre qu'une expression du « dialogue » qui a lieu entre les professionnels, les urbanistes qui préparent la demande de permis et l'établissement d'urbanisme (l'autorité de délivrance des licences ou le comité local) qui délivre le permis. Ce dialogue ne se déroule pas dans un texte. Elle se déroule selon des plans esquissés. Le professionnel qui examine le croquis comprendra à partir de celui-ci quelle est la construction demandée, et le professionnel qui souhaite agir conformément au permis accordé examinera le croquis afin d'en comprendre la nature. Le texte ne peut pas, par sa nature même, englober tous les détails que le dessin reflète. »