De plus, l'engagement du demandeur à traiter avec la municipalité et la lettre d'autorisation qui a été donnée à cette fin ont été créés dès le départ, afin de contourner la situation problématique découlant de l'accord sur les taxes municipales. Kotler a témoigné qu'au départ l'intention était de ne négocier qu'un seul contrat, mais selon une explication qu'il a reçue, « cela va à l'encontre des règlements du barreau... Au lieu de cela, nous avons conclu deux accords, et là, ça m'a un peu compliqué. » (p. 134, lignes 26-27, 29).
La scission de l'accord en deux accords n'a pas résolu le problème mentionné ci-dessus ; à la clause 5 de l'accord, il a été déterminé que le demandeur recommanderait un avocat au client. Selon le mécanisme de paiement déterminé, le salaire de l'avocat sera déduit du salaire du demandeur, et dans la mesure où le client choisit l'avocat selon sa recommandation, le salaire du demandeur sera réduit. Dans sa déclaration de revendication, la plaignante a affirmé que la défenderesse avait choisi de réduire les coûts liés à la contrat avec Kotler, en autorisant un avocat à la représenter, « et cela est conforme à la recommandation de M. Kotler. » (Paragraphe 23 de la déclaration de la réclamation).
L'article 11B du Règlement de l'Association du Barreau (Éthique professionnelle), 5746-1986 (ci-après : les « Règles d'éthique ») interdit à un avocat de fournir des services juridiques dans certains cas. Le paragraphe A traite de la prestation de services juridiques à un client référé par une entité non juriste :
« Un avocat ne doit pas fournir de service juridique à un client qui a été recommandé par une entité - qui n'est ni un avocat, ni un partenariat d'avocats ni un cabinet d'avocats - qui opère à but lucratif et qui fait la publicité de la prestation de services juridiques au public. »
Haute Cour de Justice 9596/02 Compensation intensive, Les experts pour l'exercice des droits médicaux et l'assurance c. Le ministre de la Justice, [Nevo] (17 juin 2004), la Cour suprême a statué que le but de cette règle est de garantir le respect des obligations juridiques et éthiques imposées aux avocats et d'empêcher leur contournement. La préoccupation de contourner ces obligations survient lorsque la relation des clients est avec des non-avocats, et que ces derniers, pour leur part, redirigent les clients vers les avocats. Les règles de l'Ordre des avocats, qui établissent une longue liste d'obligations éthiques imposées aux avocats dans leurs relations avec leurs clients et autres avocats, ne s'appliquent pas aux personnes qui font le dénonciation. Entre autres, ces règles établissent l'interdiction de solliciter des clients pour obtenir du travail auprès d'eux, l'interdiction d'agir en conflit d'intérêts, l'interdiction de qualifier une publicité, et autres. Ces dispositions ne s'appliquent qu'à une personne avocate et membre du barreau, et ne s'appliquent pas aux entités extérieures qui peuvent agir en violation des interdictions applicables aux avocats - que ce soit pour gagner des clients, en stipulant avec eux des conditions différentes ou autrement. On ne s'attend pas à ce qu'ils soient sanctionnés pour des comportements que les avocats sont interdits.