La « fraude » peut également s'exprimer par l'omission, c'est-à-dire le silence et la dissimulation de faits qui devaient être divulgués, ainsi que par la présentation partielle des faits, ce qui peut dans certaines circonstances constituer une fausse représentation.
Quant à l'élément mental de l'infraction, il est nécessaire que le coupable soit conscient de la nature de son comportement, de l'existence des circonstances pertinentes, ainsi que de la pensée criminelle de nature imprudente, au minimum, de la possibilité que le résultat se produise.
et comme l'a jugé dansCriminal Appeal 2955/94 État d'Israël c. Nahum Dori, IsrSC 50(4) 573 « Par conséquent, l'infraction de réception frauduleuse dépend de la connaissance par le fraudeur que la réclamation est fausse ; en prévision de la possibilité que la fausse affirmation mène à la tromperie dans un acte ou une omission, et dans une attitude au moins frivolente envers cette possibilité... Et lorsqu'il s'agit de « circonstances aggravantes », l'infraction dépend de la connaissance frauduleuse de l'existence de ces circonstances (ibid., p. 580).
En d'autres termes, l'auteur doit être conscient qu'il s'agit d'une fausse affirmation et qu'il existe une possibilité de recevoir quelque chose en vertu de cette affirmation, et en ce qui concerne le résultat, il est exigé que l'auteur agisse au moins de manière imprudente, c'est-à-dire indifférente ou imprudente envers la possibilité de recevoir quelque chose à la suite de son acte de fraude. De plus, il est nécessaire de connaître l'existence d'un lien de causalité entre l'acte de fraude et la réception de l'affaire. Conformément à la décision, il n'est pas nécessaire que l'élément mental soit formé au début de l'exécution de la transaction, et il est possible que le même élément mental soit formé pendant celle-ci, tant que l'exécution n'est pas achevée. Il a ainsi été exprimé dansCriminal Appeal 555/77 Rabi c. État d'Israël, IsrSC 32(2) 762, p. 776 :
« Par conséquent, si les appelants savaient, au moment où les cartes avaient été livrées par eux ou par l'un d'eux à Gilo, que la superficie totale de la parcelle ne dépassait pas 30 dounams, et qu'ils prenaient néanmoins des mesures pour procéder à la réalisation de la transaction, sur la base de laquelle on supposait qu'il s'agissait d'un complot de 60 dunams, ils ont commis une infraction frauduleuse » (et voir aussi Appel pénal 752/90 Barzel c. État d'Israël, IsrSC 46(2) 539 ; et l'article de Dan Bein « L'intérêt social protégé par l' infraction de fraude », Hapraklit 26:85 [1970] 85).