La seule question à trancher est donc de savoir si les informations ont été transférées à la connaissance et le consentement de Ben Shimon et de son ex-femme, ou si cela a-t-il été fait à leur insu, et sans qu'ils ne concevent que leurs informations seraient utilisées pour créer une société, pour les besoins du défendeur 1 ?
Sur cette question, je crois aux propos de Meir Ben Shimon, selon lesquels il n'avait aucune connaissance du défendeur 1, ne l'a jamais rencontré à des fins professionnelles, et ne lui a certainement pas donné sa carte d'identité ni ses informations personnelles, dans le but de créer une société. S'il y avait eu un soupçon de vérité dans la version du défendeur 3, il n'aurait pas été nécessaire que la signature de Meir Ben Shimon soit falsifiée dans les documents de constitution de la JCC et de l'ICT, et il est raisonnable de supposer que Meir Ben Shimon se serait manifesté pour signer un quelconque document si cela avait été fait à sa connaissance et son consentement.
Concernant la question de la responsabilité pénale du prévenu 3, je vais aborder ci-dessous.
Quant au prévenu 1, l'accusation ne lui a attribué, dès le départ, aucune infraction liée à la 18e accusation, et selon celle-ci, cela a été commis par erreur. Selon l'accusation, rien n'empêche l'accusée d'être condamnée pour les infractions incluses dans cet acte d'accusation, puisqu'il a eu une pleine opportunité de se défendre, puisque sa revendication selon laquelle ce prévenu contrôlait le JCC et les sociétés ICT a été soulevée dans d'autres parties de l'acte d'accusation, afin que le prévenu puisse s'identifier à ces allégations et présenter ses preuves à leur sujet.
Il convient de préciser à ce stade que je ne vois aucune raison de ne pas accepter la demande de l'accusation et d'inclure le prévenu 1 dans le cadre du 18e acte d'accusation. En effet, des allégations concernant la JCC et les entreprises ICT ont été explicitement soulevées dans le cadre des charges 3 à 7 et 17, et le défendeur 1 s'est défendu contre ces allégations, tant pendant le procès que dans les résumés détaillés de la défense. Je ne vois aucun fondement pour l'argument de la défense selon lequel le défendeur n'a pas eu une opportunité raisonnable de se défendre, et il en va de même pour la revendication de prescription soulevée dans le cadre des résumés.