Dans sa déclaration (P/321), le défendeur 1 a déclaré qu'il avait géré des crédits documentaires pour les importations effectués par MRLD à la demande de Yosef Heller, qui est l'un des actionnaires de la société. Uri Resch a affirmé qu'il y avait eu une médiation entre Heller et Elhanan Tenenbaum, et selon lui, l'accord a été conclu et les biens ont été relâchés par Schloss. Une référence à MRLD apparaît également dans la déclaration du défendeur 1 (P/302), où il affirmait avoir servi de garant pour une personne nommée Yosef Heller, propriétaire de MRLD.
Cela confirme l'affirmation selon laquelle il existait un lien entre le défendeur 1 et MRLD, malgré le refus du défendeur 1 devant le tribunal.
La principale société utilisée dans le cadre du groupe d'inculpation du 14-9 est Schloss.
Dans tous les cas mentionnés dans ces accusations, les marchandises ont été libérées par l'intermédiaire de la société Schloss, et selon le défendeur 1, il s'agit d'une société qui appartient, exploite et est gérée par Elhanan Tenenbaum.
C'est donc ici qu'il faut se rapporter à Schloss et aux éléments qui le sous-tendent.
Il n'y a aucun doute que cette société a été fondée par Mme Ramonda Fischer et Naturafil Medic Center Bat Yam Ltd., le 30 juin 1998, comme en témoignent les documents d'enregistrement de la société et l'ouverture du dossier dans l'appel fiscal (P/203).
Mme Fischer a déclaré dans son témoignage au tribunal que la société avait été créée à la demande d'Elhanan Tenenbaum, mais qu'elle-même n'exerçait pas d'activités dans ce cadre et n'en faisait pas usage commercial.
Schloss n'avait aucun revenu, à part 10 000 NIS reçus par l'intermédiaire d'Elhanan Tenenbaum, et en effet, une inspection du compte bancaire de Schloss révèle qu'il n'y avait aucun mouvement, et il n'y a aucun doute que l'activité de Schloss se limitait aux domaines de la soumission des reçus d'importation, de l'émission de factures, etc.
Il ressort également des rapports soumis par Schloss que, selon ses rapports, la société n'était pas tenue de payer la TVA, puisque les montants des taxes de l'appelant perçus par elle étaient compensés par la taxe sur les intrants qu'elle versait.