Lors de cet interrogatoire, le défendeur n'a pas donné la version complète concernant Plans, car à ce moment-là il entretenait encore une relation commerciale active avec Plans, et il souhaitait maintenir de bonnes relations avec la société et ses dirigeants. Dans ce contexte, il s'abstint de fournir des détails concernant les gens de Plan. Dans cette déclaration, le défendeur 1 aurait admis avoir falsifié les comptes de vente de Plan. Selon lui, dans le cadre de l'interrogatoire préliminaire, les interrogateurs ont expliqué au défendeur 1 qu'il n'était ni le propriétaire ni le dirigeant de Plan, et qu'il n'était donc pas en son autorité d'imprimer des factures au nom de cette société. Ils lui ont clairement fait comprendre que, selon sa version également, il s'agissait d'un faux. En raison de son état mental difficile et de la pression de l'interrogatoire, le prévenu 1 a accepté d'utiliser, dans son interrogatoire écrit, le mot faux pour décrire ses actes, mais en pratique, d'un point de vue matériel, il n'a jamais admis avoir falsifié les comptes de vente. De plus, lors de son interrogatoire, l'accusé a caché l'implication de « Haim » (Kobi Zoaretz) et « Avi » (Ben Nissan) concernant les entreprises de Savilla et Danidov.
Selon lui, lorsqu'il a été sorti de la salle d'interrogatoire et attendu sur un banc dans le couloir, un homme non identifié s'est approché de lui et lui a transmis un message menaçant, selon lequel il ne devait pas mentionner « Haim » et « Avi » lors de ses interrogatoires, sinon lui et sa famille seraient avalés. Au fond de ces menaces sévères et compte tenu de son état mental déjà précaire, le prévenu 1 a exercé un jugement erroné et n'a pas parlé des deux lors de l'interrogatoire.
Quant à l'affirmation de l'accusation selon laquelle le prévenu 1 aurait mentionné Elhanan Tenenbaum à de nombreuses reprises lors de son interrogatoire, qui était alors retenu captif par le Hezbollah au Liban, l'accusé soutient que ce sont les interrogateurs qui ont évoqué à plusieurs reprises le nom de Tenenbaum et lui ont laissé entendre qu'ils souhaitaient obtenir des informations à son sujet.