Le témoignage du défendeur 1, qui contredisait non seulement sa version de la police mais aussi sa réponse à l'acte d'accusation, était d'une qualité exceptionnellement négative, un témoignage qui montre en soi qu'il s'agit d'un mensonge évident, compte tenu des contradictions, perplexités et difficultés, telles que détaillées par mon collègue et expliquées en détail dans les résumés de l'accusatrice également. Le témoignage du prévenu 1 a renforcé l'ensemble des preuves contre lui, qui en réalité n'avaient pas besoin de corroboration. Mon collègue a justement estimé qu'il n'y avait aucun doute quant à sa culpabilité, ni sur le fait qu'il était co-auteur d'un meurtre planifié.
En ce qui concerne les défendeurs 2 et 3, je dirai qu'à mon avis, leur version n'était pas convaincante, et que les contradictions de leur version en réduisaient considérablement le poids. De plus, les contradictions matérielles dans les témoignages, notamment concernant la nature de la transaction de drogue prévue, la quantité de la drogue, la part des complices et ce qui sera fait de la drogue, semblent indiquer qu'il n'y a aucune vérité dans leurs déclarations. Combiné à la présomption découlant de leur participation physique à l'événement, l'accusation était proche de prouver leur culpabilité au-delà de tout doute raisonnable, notamment en ce qui concerne l'accusé 2, qui n'a pas pu expliquer de manière convaincante comment il comprenait la nécessité d'apporter un véhicule de Judée et Samarie. Un numéro auquel il était partenaire.
Cependant, je suis d'accord avec mon collègue que, malgré la proximité de la charge de charge, le seuil n'a pas été franchi, et l'accusation n'a pas pu convaincre au-delà de tout doute raisonnable. Cela s'explique, entre autres, par le fait que la partie physique des accusés 2 et 3 permet théoriquement leur version selon laquelle ils ne connaissaient pas la véritable nature de l'opération, que l'accusation n'a pas pu pointer un motif pour commettre un meurtre sans profit, que Muhammad n'a pas clairement parlé de certains d'entre eux, et on ne peut pas dire qu'il y a des éléments importants dans leur version qui ont été réfutés sans équivoque, indépendamment de la contradiction même par rapport aux versions de l'interrogatoire. De plus, mon ami a détaillé plusieurs indices qui soutiennent leur version. Parmi ces indications, il convient de mettre un accent particulier sur l'écart dans la profondeur de la coopération en matière de planification entre eux et le défendeur 1 et Mohammed. Comme mon collègue l'a montré, les deux derniers ont laissé leurs téléphones dans Lod et prévoyaient de fournir un « alibi », mais n'ont pas averti les accusés 2 et 3 de le faire. Les accusés 2 et 3 portaient leurs téléphones portables avec eux, et ont même conduit dans la voiture dans laquelle Ituran se trouvait. Quoi qu'il en soit, cela indique bien l'écart dans le degré de participation à la planification, et renforce ainsi la version des défendeurs 2 et 3, qui repose sur l'argument qu'un tel écart existe.