Selon l'avocat des prévenus 2-3, le fait mentionné ci-dessus souligne la difficulté dans la conduite de l'unité d'enquête, et d'autant plus la conduite de l'un des deux enquêteurs – l'enquêteur Saban, qui a présenté au prévenu les soupçons à son encontre lors de son premier interrogatoire le 15 juillet 2019, et selon lui, il est inconcevable qu'une personne soupçonnée de meurtre n'en ait pas eu connaissance au premier moment où elle a été arrêtée et interrogée.
Selon les avocats de la défense, lors du quatrième interrogatoire de l'accusé, l'enquêteur Zeitoun est effectivement entré dans la salle d'interrogatoire et a annoncé
L'accusé est soupçonné de meurtre, mais comme mentionné, cela a été discuté lors du quatrième interrogatoire de l'accusé.
Audience - En effet, lors du premier interrogatoire du prévenu 2, le prévenu n'a pas été averti qu'il était soupçonné d'avoir commis le crime de meurtre. Cependant, un examen de ses autres interrogatoires par la police révèle que lors du second interrogatoire de l'accusé, qui a eu lieu le 16 juillet 2019 à 13h06, le lendemain de son premier interrogatoire, il a été explicitement informé qu'il était suspecté du meurtre du défunt, « un suspect dans le meurtre de Wasim al-Sayed » (P/10B, pp. 3, 13-14). Lors de son troisième interrogatoire, on lui a dit qu'il était soupçonné de complot en vue de tuer le défunt (P/11B, p. 2, S. 8), et lors de son quatrième interrogatoire, on lui a de nouveau dit qu'il était accusé de meurtre (P/12B, p. 14). En effet, il est possible que l'enquêteur Saban aurait bien fait s'il avait déjà informé le prévenu lors de son premier interrogatoire qu'il était soupçonné de meurtre, mais il est aussi possible qu'à ce stade, comme le prétend l'accusateur, l'unité d'enquête n'était pas encore certaine qu'il s'agissait réellement d'un meurtre. L'unité d'enquête s'est déjà « corrigée » lors du second interrogatoire, et a informé le prévenu 2 qu'il était soupçonné de meurtre, et lors de son troisième interrogatoire, il a été informé qu'il était soupçonné de complot en vue de commettre un meurtre (lors du quatrième interrogatoire, ils l'ont de nouveau accusé de meurtre), ce qui constitue des infractions bien plus graves que celle d'aide après coup, dont il était soupçonné lors du premier interrogatoire. Dans ces circonstances, on ne peut pas dire que les actions de l'unité d'enquête en avertissant le prévenu constituaient un échec de l'enquête.