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Affaire civile (Haïfa) 7939-06-21 Harush Erez contre Gila Shai - part 13

janvier 7, 2025
Impression

Ce n'est pas le cas devant nous.  Dans les procédures pénales et civiles qui nous sont soumises, le demandeur a à plusieurs reprises affirmé qu'il ne connaissait pas le statut de planification de « l'appartement » avant son achat, et par conséquent, nous n'avons pas devant nous une situation de formulation d'arguments contradictoires en faveur de la formation d'un estoppel judiciaire.

  1. Dans cette affaire Article 42 À l'Ordonnance sur les preuves -

Article 42A(a) L'Ordonnance sur les preuves stipule ce qui suit :

« Les conclusions et conclusions d'un jugement définitif lors d'un procès pénal, qui condamne le prévenu, seront recevables lors d'un procès civil comme preuve prima facie pour déterminer si le condamné, son successeur ou une personne dont la responsabilité découle de la responsabilité du condamné, y compris la personne à qui doit le jugement, est un plaideur en droit civil.  »

Article 42C:

« Si des preuves telles qu'énoncées à l'article 42A sont soumises, le condamné, son successeur ou une personne responsable du jugement ne peut pas présenter de preuves pour le contredire, ni des preuves déjà entendues ou présentées lors du procès pénal, sauf avec l'autorisation du tribunal, pour des raisons qui seront enregistrées et afin d'éviter une erreur judiciaire.  »

En dépit de l'approche restrictive accordant l'autorisation de présenter des preuves contraires en vertu de l'article 42C de l'Ordonnance sur les preuves, il a été jugé que cette autorisation devait être accordée « lorsque le juge président estime qu'il est susceptible de provoquer un 'résultat manifestement injuste' ou un résultat qui 'prive gravement le défendeur de sa défense' » (voir Civil Appeal 1518/15 Musa Khalaf c.  National Insurance Institute et al.  [Nevo] (8 mars 2015) et la jurisprudence citée là-bas, Civil Appeals Authority 9759/16 Majdi Abu Mor et al.  c.  Tax Authority et al.  [Nevo] (7 avril 2017)).

C'est le cas qui s'offre à nous.  La procédure pénale portait sur la question de la culpabilité du demandeur en lien avec les infractions qui lui étaient attribuées dans l'acte d'accusation, qui concernaient l'utilisation d'un terrain en dérogation au permis.  La question de la responsabilité des prévenus dans la rédaction du contrat de vente et des déclarations qui y sont incluses n'a pas du tout été abordée dans la procédure pénale.  En d'autres termes, le demandeur n'a pas eu son temps devant le tribunal pour prouver ses réclamations contre les défendeurs, tant au niveau contractuel que délictual, dans toutes les questions relatives aux circonstances de la rédaction du contrat de vente, et il n'est pas possible de lui bloquer la voie dans cette affaire, en tenant compte du droit d'accès aux tribunaux, qui est un droit de statut constitutionnel.  Il convient de souligner que l'une des raisons sous-jacentes à la disposition de l'article 42C de l'Ordonnance sur les preuves est qu'une partie devrait bénéficier de son temps devant le tribunal, et que le tribunal ne devrait pas se soucier de discuter de la même question factuelle qui a déjà été discutée et tranchée dans la procédure pénale (voir Prof.  D.  Friedman, « Le jugement pénal comme preuve en droit civil », Hapraklit 25(a) 92).  Cependant, dans notre affaire, lorsqu'il a été prouvé, comme cela a été indiqué, que le demandeur n'avait pas eu le temps de prouver ses revendications contre les défendeurs, la justification pour l'empêcher d'apporter des preuves, même si cela contredit les décisions de la procédure pénale, est omise.

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