Lorsque l'expert a été interrogé pour évaluer la hauteur à laquelle le corps du demandeur s'était élevé au moment de l'incident, il a répondu : « Je sais comment estimer, mon estimation est mon estimation, d'accord ? Elle mesure quelques dizaines de centimètres 10, 20, 30" [Prov. vers 33-34 à la p. 56]. L'expert a admis à juste titre qu'il n'avait pas pris de mesures, et qu'à cette fin la moto elle-même et les freins devaient être examinés, tandis qu'il est possible de réaliser un test technique concernant la force du piston, la force et le poids du freinage, le type de pneu, le réglage des freins, etc., des données physiques qui n'ont pas été réellement testées.
L'expert a précisé que, selon son avis professionnel, la version du demandeur est possible et plausible selon les conditions de la région [Prov. p. 58].
- L'expert de la défense, M. Liran, a également été longuement interrogé au sujet de l'opinion. Lors de son interrogatoire, l'expert nota que la route menant au passage à étapeaux était un virage et une montée modérée d'environ 300 ou 400 mètres, qu'il estime à 10 degrés, après avoir estimé que la montée était serrée. Liran a expliqué que le conducteur est censé appuyer sur la pédale d'accélérateur au début de la montée, mais même dans cette situation, la vitesse est censée diminuer à cause du poids lourd sur le scooter, qui a un moteur très petit comparé aux autres motos.
Quant au point précis du trajet jusqu'au passage à bétail, M. Liran a témoigné que lorsqu'il a visité l'endroit avec la plaignante, elle a refusé de lui permettre de la documenter et de la photographier, et qu'il s'est donc contenté de sa déclaration selon laquelle le trajet se trouvait au centre du passage à niveau, sans lui demander de lui indiquer un endroit précis. L'expert a soutenu que, bien que la hauteur de la marche sur le côté droit du passage atteigne 10 cm, elle diminue dans la pente, de sorte qu'à l'emplacement au centre du passage où la promenade a été effectuée, la hauteur de la marche est de 1 cm. Lorsqu'on lui demanda quelle était la hauteur de la marche à l'emplacement de la bande métallique qui traversait le passage, il estima que la hauteur était de 3 cm, sans prendre de mesures.
- Liran a insisté sur sa détermination qu'il n'est pas possible que la plaignante ait sauté en l'air à une hauteur de 40 centimètres, mais qu'il existe une possibilité qu'elle ait sauté à une hauteur de 2 ou 3 centimètres [Prov. aux pp. 85, 92].
Lorsqu'on lui a montré la vidéo filmée par le défendeur, il était prêt à accepter l'affirmation selon laquelle il y avait eu un certain saut en conduisant sur le passage à bestioles, mais il voulait distinguer entre un véhicule à quatre roues et un scooter [Prov. lignes 13-30 p. 87] :