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Haute Cour de justice 8425/13 Eitan Israeli Immigration Policy et al. c. Gouvernement d’Israël - part 64

septembre 22, 2014
Impression

Un autre aspect concerne non seulement la révision constitutionnelle.  Supposons qu'il y ait effectivement des failles constitutionnelles dans divers aspects du droit.  Même en considérant cette hypothèse, il est important de souligner, à mon avis, que dans le discours constitutionnel, il faut éviter des résultats disproportionnés.  Nous devons viser une réalité où des difficultés spécifiques sont confrontées à des recours spécifiques, tout en préservant autant que possible le cadre global de la loi.  Dans la présente affaire, par exemple, mon collègue le juge Fogelman note également qu'il ne s'oppose pas à un logement ouvert ou semi-ouvert (paragraphe 97 de son avis ; paragraphe 40 de son avis sur la question Adam).  Compte tenu de ce point de départ, je ne comprends pas pourquoi il n'est pas possible d'ordonner une solution corrective aux défauts spécifiques survenus dans la loi tout en maintenant le cadre général que la législature a défini avec beaucoup d'efforts.  Par exemple, il est possible d'ordonner sans difficulté l'annulation de l'obligation de se présenter trois fois par jour – selon l'avis du Président, auquel je me joins.  Il en va de même pour la période indéfinie de séjour dans l'établissement ouvert, selon ceux qui estiment que cette clause est inconstitutionnelle : même selon leur approche, il était possible de fixer une durée maximale de détention dans l'établissement d'hébergement ouvert, ou du moins d'orienter le législateur dans le travail.  Tout comme au stade de la révision constitutionnelle il faut examiner les détails, il en va de même pour le stade du recours constitutionnel.

Une autre façon de modérer le recours constitutionnel, et ainsi de conclure, est d'interpréter les sections de la loi.  Un différend a eu lieu entre les membres du panel concernant le « contrôle judiciaire initié ».  Selon l'approche du Président, Article 30D(a) Autorise le Tribunal de Révision de la Garde à approuver le transfert de l'infiltré de l'établissement de détention ouvert à la détention.  Ainsi, la loi crée un mécanisme de contrôle judiciaire initié en lien avec le transfert en garde à vue (paragraphes 37-40 de son avis).  Selon le juge Vogelman, en revanche, il est difficile de concilier cette interprétation avec le langage du droit et avec les motifs de critique exercés par le tribunal sur les décisions du Commissaire (paragraphe 197 de son avis).  En continu avec mon approche présentée ci-dessus, je suis d'avis que Une interprétation qui confirme la loi est préférable à son abrogation.  D'après ce que je comprends, une lecture équitable des articles est conforme à la position de l'État et permet de réaliser un tel audit.  Cependant, même si l'on suppose que l'interprétation est plus proche de celle proposée par mon collègue, le juge Vogelman (ce que je ne pense pas), je reste d'avis que, pour préserver la règle selon laquelle les lois ne doivent pas être abrogées, il vaut mieux adopter l'interprétation proposée par le Président à la loi.  En fait, adopter cette interprétation réduira non seulement la possibilité que la loi soit abrogée pour des raisons constitutionnelles, mais permettra aussi de mieux remplir son objectif en établissant une norme constitutionnelle contraignante.

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