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Haute Cour de justice 8425/13 Eitan Israeli Immigration Policy et al. c. Gouvernement d’Israël - part 51

septembre 22, 2014
Impression

Juge E. Hayut :

  1. Je suis d'accord avec l'opinion générale de mon collègue, le juge A. Vogelman. En effet, Section 30A 30Droit de la prévention de l'infiltration (infractions et juridiction), 5714-1954 (ci-après : La loi), même selon sa nouvelle version « adoucie » de l'amendement 4 de la loi, il ne passe pas le test constitutionnel car il persiste dans l'approche selon laquelle il est possible de garder en garde à vue des infiltrés dans le cas desquels il n'y a pas de procédure d'expulsion effective pour des raisons qui ne leur sont pas dépentrées, comme les infiltrés qui sont ressortissants érythréens, pour lesquels l'État adopte une politique temporaire de non-expulsion conformément au principe de « non-retour » (Non-refoulement) et l'exemple des citoyens de la République du Soudan, qui ne sont pas non plus exclus en pratique en tant que question de politique.  Ces ressortissants d'Érythrée et de la République du Soudan constituent, comme l'a noté mon collègue le juge A. Vogelman, la majorité de la population infiltrée en Israël, et la réduction de la durée de détention de manière à la limiter à un an en vertu de l'amendement 4 de la loi au lieu de trois ans selon la version précédente, ne répond pas à la difficulté constitutionnelle inhérente à la détention des infiltrés pour des raisons de non-expulsion, après qu'ils aient été identifiés et classés comme non-expulsés.
  2. Quant à Chapitre 4' de la loi relative à la création du centre de résidence, ainsi qu'à la requête queDans une affaire de la Haute Cour de justice 7385/13 soumis par les habitants du sud de Tel Aviv, je n'ai d'autre choix que de rejoindre les commentaires de mon collègue, le Vice-Président M. Naor, aux paragraphes 4 à 6 de son avis. Il en va de même pour ce que ma collègue a écrit au paragraphe 3 de son avis concernant le devoir qui nous est imposé dans le cadre du dialogue constitutionnel que nous maintenons avec le pouvoir législatif, à savoir réaffirmer la nullité des dispositions de l'amendement n° 4 à la loi, puisque cet amendement ne fournit pas de solution à l'inconstitutionnalité de la loi que nous avons soulignée Dans une affaire de la Haute Cour de justice 7146/12 Adam contre Knesset [Publié à Nevo] (16.9.2013).

Juge

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