(Mes accents – M.B.)
J'ai insisté sur les mots « non pas parce qu'ils voulaient causer une violation du contrat entre Knopf et Hasid » car l'absence de malveillance ou de désir de provoquer le résultat effectivement obtenu n'augmente ni ne diminue le délit de cause d'une rupture de contrat et ne le justifie pas : Appel civil 123/50 A.L. Dans Ornfreund c. Nahum Drezner, et al., 17 et al., IsrSC 5 1559 ; IsrSC 6 228, p. 238. L'approche en Angleterre a parfois été différente par le passé, et par conséquent, je ne m'appuierais pas – comme l'a fait mon honorable collègue le juge Beisky – sur le jugement Thomason cité par lui. Je ne crois pas non plus que la résidence continue de Ben Shachar dans la propriété louée au-delà du 30 avril 1971 soit simplement une question de « s'asseoir et ne pas faire », bien qu'une intervention active ne soit pas du tout nécessaire, à mon avis.
J'ai également souligné les mots « pour leurs propres raisons justifiées » afin de clarifier mon point de vue selon lequel protéger son propre intérêt ou protéger l'intérêt d'autrui n'est pas en soi suffisamment justifié : voir Pratt c. Association médicale britannique (1919) 1 K.B. 224 ;
Posluns c. Bourse de Toronto et Gardiner (1965) 46 D.L.R. 2d 210, 270 où il a été souligné que l'argument de justification n'est accepté que dans de rares cas.
De plus, nous avons constaté que dans les conversations que l'avocat Eiger a eues avec lui avant la rédaction de la lettre P/6, comme indiqué dans celle-ci, Ben Shahar n'était pas du tout intéressé à conclure un nouveau bail. Il n'a pas non plus pris la peine de répondre rapidement à P/6, alors que H.H. Knopf s'apprêtait déjà à louer le bien loué à un nouveau locataire. Il s'agit clairement d'une négligence de veiller à ses propres intérêts de manière appropriée et en temps voulu, et dans tous les cas aussi dans le cadre de ne pas se soucier si son maintien dans la propriété louée, si nécessaire, nuirait à quelqu'un. Même soulever la revendication des locataires protégés à l'approche de la date à laquelle le locataire devait être expulsé affaiblit la justification pratique. Cependant, comme je l'ai précisé, en tout cas l' intérêt personnel du défendeur à provoquer la rupture du contrat ne peut être considéré comme une justification juridique. La situation est différente lorsque le défendeur protège un intérêt public ou un droit légal qui lui est propre, ce qui aurait été violé si le contrat avait été exécuté : Prosser sur Torts 4e éd. (1971) 944, 945 et 46 D.L.R. 2d 210, 270 où il était énoncé, entre autres :