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Appel civil 1463/22 Le Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem contre Himanuta Ltd. - part 21

juillet 14, 2025
Impression

Quoi qu'il en soit, après avoir examiné les preuves évoquées par le Patriarcat dans le but de soutenir sa revendication, la conclusion simple est qu'elle ne conduit pas à la conclusion que l'approbation des responsables du JNF n'a pas été obtenue, et qu'ils ne privent donc pas le détail de son statut de contrat contraignant.  Cela s'explique simplement par le fait que toutes ces preuves concernent l'état de fait qui prévalait à l'époque qui l'a précédé jusqu'à la date de la réunion festive où le détail fut lu aux parties.  Ainsi, le Patriarcat a fait référence à la correspondance par e-mail entre l'avocat Elhanani au nom du JNF et l'avocat Mughrabi au nom du patriarcat, dans chacun des cas où une déclaration identique est apparue au nom de l'avocat Elhanani dans la langue suivante : «[...] Tout arrangement, y compris la formulation des documents qui seront convenus, nécessite l'approbation des institutions accréditées par le JNF, et comme nous vous l'avons souligné lors de toutes les réunions précédentes, la question n'a pas encore été discutée ni approuvée là-bas" (emphase ajoutée - 11).  Cependant, un examen des dates des trois courriels mentionnés plus haut montre qu'ils étaient datés du 14 et du 27 février 2007 (annexes 17, 19 et 20 à l'appel du Patriarcat), c'est-à-dire d'environ deux semaines à un mois Avant La date de la réunion festive, qui a eu lieu le 12 mars 2007.  Même dans les mots de l'avocat Elhanani dans son témoignage, auquel le Patriarcat faisait référence, il n'y a rien que le Patriarcat souhaite conclure.  Le témoignage de l'avocat Elhanani indique que, selon sa compréhension, l'approbation des institutions du JNF est effectivement nécessaire afin de donner une « validité contraignante à la transaction » ; Cela implique également, au mieux, qu'au moment de la cérémonie festive, l'approbation des institutions du JNF n'avait pas encore été donnée (transcription du 31 octobre 2017, p.  60).  Cependant, cela n'enseigne pas que cette approbation n'a pas été reçue du tout.

  1. Le tribunal de district a accepté la position du JNF et d'Hymanuta et a statué que l'approbation des institutions autorisées au sein du JNF avait été obtenue, se référant aux résumés de la réponse de Himanuta, qu'elle a à son tour référée au témoignage de Duvdevani (paragraphes 130, 162 de son jugement). L'examen de l'affidavit de Duvdevani et de son témoignage lors de son contre-interrogatoire montre que, pour traiter l'affaire des terres du Patriarcat, un petit conseil d'administration de cinq membres a été créé par le conseil d'administration du JNF (suite à un conflit d'intérêts impliquant le président, puisque l'avocat Weinroth l'avait représenté dans une certaine affaire).  Ce comité était dirigé par Duvdevani, qui a été président associé du conseil d'administration du JNF durant la période concernée, et était autorisé à discuter de la question et à prendre des décisions.  Il convient de noter ici que le témoignage de Duvdevani ne traite pas de la question de la date d'approbation de l'accord de règlement par le comité (et il n'a pas été interrogé à ce sujet).  Cependant, Duvdevani a témoigné que le Comité du Conseil d'Administration était autorisé à discuter de la question et à prendre des décisions sans rédiger de transcription, afin de préserver la confidentialité et d'éviter leur fuite, et qu'il avait clairement indiqué aux représentants du Patriarcat que le JNF se considère engagé dans l'accord et est prêt à remplir ses obligations en vertu de celui-ci (transcription du 4 mars 2019, pp.  145-150 ; paragraphe 24 de son affidavit).  Ce qui est important pour nos objectifs, c'est que même s'il est possible de remettre en question la manière dont le conseil d'administration s'est comporté dans ce contexte et le manque de documentation suffisante, le tribunal a adopté l'argument selon lequel l'approbation des responsables du JNF a été obtenue après que Duvdevani ait témoigné devant lui.

Il convient d'ajouter que l'ensemble de la conduite du JNF soutient clairement la conclusion que les approbations requises ont été obtenues, puisque c'est lui qui a insisté pour l'exécution de la particularité, a agi pour faire signer l'accord de règlement par le Patriarcat, puis s'est tourné vers les tribunaux pour faire respecter les obligations qui y sont énoncées, tandis que le Patriarcat a cherché à s'en abstenir.

  1. En résumé, la correspondance et le témoignage de l'avocat Elhanani ne montrent pas que l'approbation des institutions du JNF n'a jamais été donnée, mais au mieux qu'au moment de la réunion festive où le détail a été lu, cette approbation de l'accord de règlement n'avait pas encore été reçue - ce qui est évident, puisque le détail indique que l'accord »sera amené pour approbation" des institutions accréditées par le JNF. En résumé, le tribunal a rendu une conclusion factuelle dans cette affaire selon laquelle l'approbation des organismes autorisés au sein du JNF est effectivement Accepté, entre autres, après que Duvdevani ait témoigné devant lui, et je n'ai pas trouvé dans les arguments du Patriarcat une raison convaincante pour que cette conclusion soit intervenue.

Résumé provisoire

  1. Revenons brièvement aux points principaux que nous avons abordés ci-dessus :

Les deux parties, le Patriarcat et le JNF, ont décidé de conclure un accord contraignant, comme en témoignent clairement le langage et les circonstances de la conclusion du Particulier ; L'accord répondait à l'exigence de spécificité ; Il n'existait aucun obstacle juridique privant le patriarche de sa compétence pour conclure un accord ; Les conditions et approbations exigées par le décret pour que les parties signent l'accord de règlement - recevoir une lettre de reconnaissance du gouvernement d'Israël, obtenir l'approbation du Saint-Synode et obtenir l'approbation des institutions autorisées par le JNF - ont toutes été respectées.

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