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Appel pénal 1204/23 État d’Israël c. Michael Yehuda Stettman - part 7

octobre 30, 2025
Impression

Juge

 

 

Juge Yechiel Kasher :

  1. Malheureusement, je ne peux pas me joindre aux opinions de mes amis.

À mon avis, au cœur de la décision requise dans la requête qui nous est soumise à nous ne se trouve pas la portée des pouvoirs d'une cour d'appel pénale, ni le dilemme quant à la préférence entre la « vérité » et la « procédure ».  La question qui se pose à nous, à mon avis, est de savoir comment cette cour devrait agir lorsqu'il s'avère que, malheureusement, il y a eu une erreur dans son action et qu'un dysfonctionnement a été causé lors de la procédure devant elle.

Puisque c'est, à mon avis, la question centrale de la discussion, je pense que la demande devrait être acceptée.

Je discuterai ci-dessous des raisons de ma position susmentionnée, mais avant cela, il ne reste pas d'autre choix que de fournir un examen factuel qui, même après un effort pour en réduire la portée, n'est pas court.

  1. Revue factuelle

A.1. Jusqu'à l'audience de l'appel

  1. Le demandeur (l'intimé dans l'appel) est gynécologue et, le 20 décembre 2018, une inculpation a été déposée contre lui au tribunal de district de Jérusalem (Affaire des crimes graves 47123-12-18, [Nevo] , ci-après : l'acte d'accusation). L'acte d'accusation comprenait trois chefs d'accusation, dans lesquels le demandeur était accusé d'infractions sexuelles qu'il aurait commises contre trois de ses patients (chaque accusation étant liée à un patient différent).  Après qu'un des patients a refusé de témoigner, deux des accusations sont restées en cours.  Dans l'une des accusations, le demandeur a été accusé de viol frauduleux (plusieurs infractions) et d'acte indécent par fraude (plusieurs infractions), et dans la seconde – de viol frauduleux.
  2. Le 27 décembre 2022, le tribunal de district de Jérusalem a rendu un jugement acquittant le demandeur, selon l'avis des trois juges du panel, de toute culpabilité.

Les raisons des trois juges du tribunal de district ont été détaillées dans l'avis de mon collègue, le juge A' שטיין, dans notre jugement du 23 mars 2025.  Aux fins de cette décision, il suffit de souligner un fait central : les trois juges du panel ont statué qu'il n'avait pas été prouvé que le demandeur avait commis les actes qui lui étaient attribués dans le but de stimuler ou de gratifier sexuellement, et qu'il existe, au moins un doute raisonnable, que le demandeur a commis ces actes au bénéfice des patients.

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