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Autre appel (Centre) 54295-12-25 Artyom Nadorenko c. État d’Israël – Police israélienne (Unité cyber) - part 11

mars 18, 2026
Impression

Deuxièmement, l'autre aspect du  fonctionnement de l'Unité Cyber, selon le responsable, est l'opérateur de la plateforme sociale, et non une personne privée privée de la liberté d'expression (une position différente a été présentée en celui de l'honorable juge Hayut).

Troisièmement, la décision d'empêcher les publications à la lumière de la  demande de l'Unité Cyber relève de la discrétion de  l'opérateur  de la plateforme et non de l'État.

Ainsi, à ce moment-là, et sur la base de la preuve présentée dans la requête, la Cour suprême a estimé que l'action au niveau volontaire, même s'il s'agit d'un acte gouvernemental, relève de l'autorité résiduelle du gouvernement.

L'honorable juge Hayut estimait que la possibilité que les opérateurs de la plateforme en ligne soient lésés par le retrait de publications « volontaires » n'était pas exclue, et même que des personnes de chair et d'os derrière une publication supprimée puissent en être lésées.  En raison de l'absence de fondement probant et du fait que les intimés risquaient d'être lésés, elle estimait que la requête devait être rejetée d'emblée.

  1. L'affaire devant nous diffère de celle examinée dans l'affaire Adalah, sur presque tous les aspects substantiels. Premièrement, il est clair que la saisie d'un compte financier viole les droits d'une personne, ses biens, sa profession, et peut-être même son bon nom.  Selon la jurisprudence, « l'autorité résiduelle » n'est pas suffisante à cet effet, et une « autorisation explicite » est requise par la loi ou en vertu de celle-ci.

Deuxièmement, les biens saisis et gelés appartiennent à la victime, qui est un être humain, ou du moins une société, et non à des « bots et agents » dont on ne peut pas déterminer si une personne particulière est derrière eux.

Troisièmement, une société financière détenant des actifs tels que Tether n'est pas un réseau social, et elle est proche par nature de la banque, qui détient des actifs pour ses clients et leur doit des devoirs fiduciaires conformément au contrat entre elles et à la loi applicable à son lieu d'activité.  Il est donc douteux qu'il soit possible de comparer une demande « volontaire » de suppression d'un post sur un réseau social à une demande « volontaire » de suspension de compte, comme dans notre cas.

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