« [...] Elle ne doit pas être fondée sur un examen technique concernant la présence des membres de la famille de la victime sur les lieux. Il est nécessaire d'examiner en profondeur comment cette présence a influencé la survenue du meurtre et si la victime a subi des souffrances excessives en conséquence.
Dans l'affaire qui nous est présentée, les enfants de la victime, et surtout le mineur, faisaient partie de l'événement lui-même. Le mineur, un jeune homme maigre, lutta avec son père avec sa maigre force et tenta d'arrêter l'attaque violente de sa mère. À tel point qu'il fut lui-même blessé par le couteau que son père avait brandi contre sa mère. Il essaya de faire arrêter ses actes par son père, par des pleurs et des gestes désespérés - mais en vain. Cela découle explicitement des déclarations du mineur faites à la police (par exemple : P/20) et de la déclaration du voisin, qui a également déclaré avoir vu le mineur retenir l'appelant et le supplier de cesser ses actes (P/23). L'appelant, avec sa détermination diabolique, n'a pas arrêté ses actes et a poignardé sa femme à mort devant leurs enfants.
Dans ces circonstances uniques, il ne s'agit pas d'une « présence » passive des mineurs sur la scène du meurtre. Leur implication est importante, et tout cela se fait sous les yeux de sa femme (décédée), qui lutte pour sa vie et est consciente de ce qui se passe autour d'elle. C'est la combinaison de ces circonstances qui conduit à la conclusion que l'affaire devant nous incarne effectivement une cruauté particulière. »
À cet égard, voir aussi : Audience pénale supplémentaire 46517-04-25 Elaza c. État d'Israël (23 février 2026).
La combinaison des circonstances décrites ci-dessus montre qu'il était possible et possible de déterminer que le meurtre avait été commis avec une cruauté particulière, par deux hommes qui poignardaient impitoyablement le corps du défunt, et devant sa femme, qui pleurait et tentait de protéger son partenaire. Nous n'avons pas jugé nécessaire de trancher la question de manière décisive, puisqu'il s'agissait en tout cas d'un acte planifié qui a été réalisé après un véritable processus de pesée et de formulation d'une décision de tuer.