Le défendeur n'a pas vérifié si Aviel possédait un permis de conduire, il n'a pas vérifié si Aviel était interdit de conduire, s'il était apte à conduire (compte tenu de l'usage qu'il a fait ou consomme des drogues dangereuses), il n'a pas vérifié si l'assurance (dont il ignorait même l'existence) couvrait la conduite d'Aviel, d'autant plus que selon le prévenu, les défauts découverts dans la voiture quelques semaines plus tôt n'avaient pas été réparés ni correctement traités par Eliran Sabag. Surtout lorsque le défendeur (selon lui) ne l'a pas encore achetée et qu'il n'est pas le propriétaire de la voiture Chevrolet. Le défendeur n'a même pas demandé à Aviel Dadon dans quel but il demandait sa voiture, et il n'a pas pris la peine d'informer Aviel Dadon qu'il ne s'agissait pas de sa propre voiture, mais plutôt d'une voiture qui avait subi un accident, qui avait été réparée en conséquence, que les réparations ne le satisfaisaient pas, qu'il n'avait payé son achat que partiellement, et qu'il n'était pas du tout enregistré comme propriétaire du véhicule. Selon lui, nous traitons des sujets « marginaux, pas seulement marginaux, je ne creuse pas plus profondément, je ne fais pas de recherches, j'ai tendance à croire ». Lorsqu'on lui a dit qu'il avait peut-être agi illégalement, il a répondu : « C'est possible, je n'en ai aucune idée, je n'ai rien fait intentionnellement ou consciemment. » Par le passé, affirme-t-il, il n'a jamais offert de voiture à Aviel, et ce dernier ne lui a pas demandé de voiture. Comme indiqué, le prévenu connaissait Aviel comme le fils de Shimon, mais n'a jamais visité l'unité d'hébergement où vit Aviel, ni bu avec lui ni dîné avec lui. Par la suite, le défendeur a changé d'avis et a affirmé que, lorsqu'il rendait visite au père, le fils les avait rejoints. Quand on lui a demandé : « Peut-être que le fils est un criminel, peut-être qu'il va commettre un meurtre avec la voiture ? » il a répondu : « Tout peut arriver, je connais mon père depuis l'enfance, ses grands-parents, je connais toute la famille depuis notre plus jeune âge, nous le connaissons depuis qu'on n'a plus rien à voir. » Selon lui, le prévenu savait qu'Aviel avait certains problèmes de comportement, mais n'était pas au courant du problème de drogue, et a ensuite affirmé qu'il en était au courant. Il affirmait aussi qu'il rencontrait Aviel à son travail, à Shufersal dans le rayon légumes, « Parfois, il m'apportait des marchandises fraîches. »
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