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Affaire civile (Tel Aviv) 41953-01-17 Eliyahu Knefler contre Avi Nehemia - part 56

février 8, 2026
Impression

Dans ce contexte, et lorsque M.  Nehemiah a pris conscience de l'importance de cela pour M.  Knepfler, il aurait dû l'informer de la question avant la signature de l'accord.  Il aurait pu lui présenter toutes les explications pour lesquelles cette affaire était sans importance, et qu'il était possible de conclure un accord avec la société de gestion, mais cela ne fut pas fait.  Ainsi, l'obligation de divulgation a été violée d'une manière constituant une tromperie au sens de l'article 15 de la loi sur les contrats, ainsi qu'un non-respect de l'obligation de bonne foi en vertu de l'article 12.  Cette conclusion est renforcée par le fait que l'information sur laquelle l'excédent d'accessibilité, et de façon insistante, appartenait à M.  Nehemiah.

  1. Il a été constaté que dans cette affaire précise, la revendication de M. Knafler de mauvaise foi et de tromperie de la part de M. Nehemiah est substantielle.

Malgré cette tromperie, M.  Knefler choisit de poursuivre la transaction, d'ouvrir seulement une petite partie de la contrepartie de la transaction initiale, et de tenter d'acquérir l'intégralité des droits sur les actifs en France

  1. Cette non-divulgation de la part de M. Nehemia peut-elle établir la relation de voisinage entre lui et M. Knepler, de manière à lui donner le statut de le poursuivre en justice personnellement, tout en créant une rivalité juridique directe avec lui ? La réponse positive n'est absolument pas nécessaire.  Comme mentionné, ce n'est qu'une question spécifique.  Sa signification économique n'est pas du tout claire, car, comme indiqué, il y avait une réelle chance que les différends avec la société de gestion soient réglés en pratique, ou que la société supporte le coût excédentaire.  Ce n'est pas une conduite frauduleuse, étant donné que la plupart des affirmations de M.  Knepfler concernant les fausses déclarations qu'il prétendait avoir reçues ont été rejetées.

Dans ce contexte, il n'est pas clair que cette affaire spécifique établisse les circonstances exceptionnelles qui peuvent justifier l'imposition d'une responsabilité personnelle à un officier tel que M.  Nehemiah.  Cela n'a pas été établi parce qu'il a agi par malveillance.  Il a signalé l'affaire au conseil d'administration.  Et les initiatives qu'il a promues ont également servi le bien de l'entreprise.  En effet, leur promotion touchait aussi son intérêt personnel, mais elle aurait été promue même si les fiançailles avec M.  Knepler avaient eu lieu.

  1. Quoi qu'il en soit, je ne porterai pas de conclusion dans cette affaire, car même si je suppose que la porte a été ouverte pour poursuivre personnellement M. Nehemiah, M. Knefler n'a pas établi sa responsabilité en vertu du droit de la responsabilité civile, puisqu'il n'existe aucun lien de causalité entre cette affaire et les dommages qu'il réclame.

Pour comprendre ces choses, il est nécessaire d'abord de noter leur contexte.

  1. Knepfler lui-même a admis que, dès le tout début, immédiatement après la signature de l'accord avec ADN, il était conscient d'avoir été trompé. Parce que la situation de l'entreprise est problématique d'une manière qui s'écarte catégoriquement des représentations qui lui sont présentées.  Ces arguments ont été rejetés, mais ce qui importe ici, ce n'est pas leur vérité objective, mais plutôt son état d'esprit subjectif.

À ce sujet, M.  Kneffler a noté : « Dès le moment où j'ai compris, vraiment immédiatement après l'accord, très immédiatement, si nous l'avons signé en mai, je me suis assis en juin chez mon père Nehemiah [...] Et mon père me parle soudain des problèmes de trésorerie, il a une demande pour apporter plus d'argent aux banques, etc., et à ce moment-là, j'ai compris que tout était un mensonge...  Il ne respectait pas les conventions, et à ce moment-là j'ai compris que je n'allais pas lui transférer les fonds directement, ce qui était la bonne chose à faire, mais de ne transférer les fonds qu'à la couche...  » (p.  105, s.6).

  1. Ce sont des déclarations dures faites par M. Et dans ces circonstances, la question se pose : pourquoi n'a-t-il pas annulé l'accord et fait marche arrière ? N'est-on pas dit que c'était la voie évidente ?

Ici, M.  Knepfler a témoigné qu'il avait pris la décision consciente de poursuivre la transaction, en juin 2016.  Il a noté : « Dès le moment où j'ai donné l'avance, je suis malheureusement beaucoup, alors j'ai décidé que je perdais les 550 000 euros et que je ne voulais pas les perdre.  Je n'avais pas d'autre choix que de continuer l'accord.  J'ai peut-être fait une erreur, mais c'est le marché, c'est ce qui s'est passé » (p.  122, s.  28).  Plus tard lors de son contre-interrogatoire, M.  Knepfler a confirmé qu'il craignait de se retirer à ce stade, de peur de perdre la somme en question (p.  179, art.  12).

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