Il n'y a pas non plus de fondement dans ses affirmations concernant le litige avec la société de gestion des sociétés immobilières en France. Ce différend n'a pas, en pratique, diminué le flux de revenus disponibles. Et même si la dette avait nui aux flux de trésorerie, M. Knepfler n'en aurait pas été lésé, puisque la société s'était engagée à rembourser les dettes passées.
De plus, certains de ses arguments dans cette affaire constituent un élargissement du front, puisqu'il aurait dû exposer de manière exhaustive les fausses déclarations qu'il fait dans ses plaidoiries. En résumé, M. Knepfler n'a pas pu pointer un seul engagement que l'entreprise ait violé.
- Quoi qu'il en soit, M. Knepfler lui-même témoigne qu'il comprenait qu'il avait été induit en erreur, mais qu'il ne voulait pas se retirer de l'accord car il y avait déjà investi de l'argent. Il a réalisé la majeure partie de son investissement après avoir découvert les fausses déclarations présumées, et dans ce contexte, il a renoncé à toute réclamation dans cette affaire.
En ce qui concerne le fait que M. Nehemia était garant personnel des dettes de la société, il s'agissait d'une information publique, qui fut rendue publique et également connue des administrateurs. Les contrats de prêt ont été approuvés par le conseil d'administration et publiés. Des commentaires à leur sujet étaient inclus dans les états financiers. Il n'y a aucun fondement pour affirmer que les administrateurs ont agi pour aider M. Nehemiah. Après tout, approuver l'accord avec M. Knepler l'aurait aidé de la même manière. Sa garantie personnelle ne donnait aucun poids à la discrétion exercée par le conseil d'administration. Cela fonctionnait au bénéfice de l'entreprise, et uniquement pour son propre bénéfice. De plus, M. Knepfler est privé de sa déclaration selon laquelle la transaction avec le groupe Dayan était celle d'une partie intéressée, puisque la transaction avec lui n'a pas non plus été approuvée dans le format spécial pour approuver ces transactions. Quant aux revendications d'intérêt personnel, les administrateurs n'en avaient pas eu pour prendre la décision. Ils n'ont pas non plus apprécié la décision. M. Knafler n'a pas expliqué comment l'intérêt personnel présumé de M. Nehemiah affectait leur ensemble de considérations, et en effet, il ne l'a pas fait.
- La société et son conseil d'administration plaçaient des espoirs sur M. Kneffler, qui en profita pour tenter de voler ses actifs avec un ragoût de lentilles. Il a dû rembourser des millions de shekels en quelques jours, sinon il aurait été exposé à la demande de remboursement immédiate de ses créanciers. À ce moment-là, M. Knepfler a annoncé qu'il n'avait pas l'intention de finaliser le paiement de la contrepartie qu'il avait prise et a fait une nouvelle offre. Le conseil d'administration a été informé que M. Knafler rencontrait des difficultés à lever des fonds pour achever la répartition. Cela jetait une lourde ombre sur sa capacité à lui faire confiance, car il présentait une preuve qu'il pouvait payer ce qui était exigé. À la lumière de cela, la société cherchait un investisseur alternatif, et elle aurait pu le faire, ce qui était certainement le cas concernant les actions restantes de la société française.
- Finalement, M. Knafler ne voulait pas aller de l'avant avec l'accord initial, mais profita de la situation de la société pour tenter de la forcer à lui vendre le reste de ses avoirs dans la société française en échange d'un ragoût de lentilles. Même à la fin des jours de règlement convenus, il n'a pas transféré le solde du paiement, ce qui l'a empêchée de finaliser la transaction initiale et l'a abandonnée. Il n'a pas non plus demandé de prolongation de la date pour son achèvement. Il était donc également clair pour M. Knafler que la société pouvait, à ce stade, chercher un autre investisseur pour les actions. L'accord initial a été annulé par la conduite des parties de manière sans ambiguïté.
- Le conseil d'administration de la société a décidé d'annuler l'accord avec M. Knepler et de conclure un accord avec le groupe Dayan. Il l'a fait sur la base de conseils juridiques reçus, après avoir reçu les informations nécessaires et analysé les alternatives. Il l'a fait sous pression, en tenant compte de la difficulté financière de l'entreprise. Quoi qu'il en soit, la proposition de M. Kneffler, qui a été transmise au conseil d'administration d'acquérir les participations restantes d'ADN dans la société française, était inférieure à celle du groupe Dayan. En fait, ce dernier était bien meilleur.
- Les affirmations de M. Knafler selon lesquelles l'accord a été annulé illégalement ne peuvent pas établir la responsabilité personnelle des administrateurs. Dans l'accord de règlement signé ultérieurement, il a été convenu que, d'un point de vue juridique, M. Knafler serait considéré comme n'ayant jamais détenu d'actions dans Guy Development, et que l'annulation convenue était donc rétroactive. Il n'est pas possible dans ce contexte d'établir une loi pour la société et une autre pour les administrateurs. Il n'y a également aucun fondement pour l'affirmation du contre-demandeur selon laquelle l'approbation de la transaction avec le groupe Dayan était défectueuse.
- Non seulement M. Knepfler n'a pas prouvé ses allégations sur la responsabilité des administrateurs, mais il n'a pas non plus prouvé les préjudices qu'il a invoqués.
La demande d'indemnisation pour la perte de revenus n'a pas été étayée. Il n'a pas désigné un accord concret à l'ordre du jour. À cet égard, des transactions de nature similaire doivent être démontrées, et aucun avis d'expert n'a été présenté au nom du contre-demandeur pour étayer ses revendications. Il n'y a également aucune base pour la compensation demandée pour les frais. Ainsi, il n'y a pas de fondement pour la réclamation de frais de financement, puisque M. Knepfler s'est présenté comme ayant le capital nécessaire pour finaliser la transaction. Il n'y a pas non plus de place pour une compensation des différences de taux de change lorsqu'il a investi le capital dans la transaction en utilisant une devise étrangère, et donc les deux parties ont pris le risque de fluctuations de prix. De plus, il n'y a aucune raison de facturer aux défendeurs les frais supplémentaires réclamés.