De plus, il s'est avéré qu'il existait un écart irréconciliable entre le document de prévision envoyé à la contre-plaignante et la situation réelle de la société. Les administrateurs disposaient d'informations selon lesquelles ce qui était indiqué dans ce document ne reflétait pas les véritables hypothèses sous-jacentes à la performance de la société, et une fois de plus, ils ont choisi de garder le silence.
- Bien que M. Knepfler ait déjà été impliqué dans l'affaire, et à la lumière de ses allégations concernant les fausses déclarations, les accords ont été formulés en août 2016 selon lesquels il paierait directement à Ravad, le débiteur de la société, et le solde d'environ 504 000 $, qu'il devait payer conformément à l'accord, serait retardé jusqu'à la conclusion de la comptabilité entre les parties. Ce résumé a été approuvé par M. Nehemiah ainsi que par le conseil d'administration de la société.
Dans ce contexte, les arguments des contre-défendeurs selon lesquels M. Knepfler aurait violé l'accord avec lui devraient être rejetés. Pour sa part, il s'efforça de parvenir à des accords et tenta de conclure un nouvel accord dans lequel il rachèterait les participations restantes de la société française. Cependant, à ce stade, M. Nehemia a ralenti le processus de négociation, de très mauvaise foi et afin de faire avancer les négociations avec le groupe Dayan en même temps.
- Au final, les défendeurs ont choisi de conclure une contre-transaction avec le groupe Dayan. Ils l'ont fait en violation de l'accord avec lui. Cet accord a ouvert la voie à son annulation et les défendeurs ne l'ont pas respecté. Rien ne justifie leur affirmation selon laquelle une lettre d'avertissement lui aurait été envoyée à ce stade par la directrice financière de l'entreprise, Mme Greenberg. Un tel avertissement n'a jamais été donné, et cela suffit à déterminer que l'accord a été résilié illégalement.
Il n'existe aucun fondement pour la revendication des défendeurs selon laquelle ils auraient conclu la transaction contraire au regard de la pression exercée par la société due au non-paiement du solde de la contrepartie par M. Knefler. Après tout, une part relativement faible de l'engagement était à l'ordre du jour.