"La CourQ : Pourquoi votre inquiétude ou votre question a-t-elle surgi à l'avance ? Pourquoi l'as-tu mis sur la table à l'avance ? De quoi ?
Avocat PoratParce que Fouad à mes yeux, c'est une tête. (Z"l Ish - B.S.) Je pensais qu'il pourrait y avoir une sorte de système entre M. Nanikashvili et Fouad, et c'est quelque chose qui émergera certainement dans le cadre de son contre-interrogatoire. Je voulais savoir si nous avons quelque chose à craindre, il y a une question... » (Prov. p. 1655, s. 28).
L'inquiétude de l'avocat Porat s'est avérée infondée, car au cours de son enquête, il est devenu évident que l'argent avait été transféré à Ben-Eliezer.
Et voici extrait du témoignage de l'avocat Porat :
« Avant le témoignage de Fouad, j'ai contacté Michal Solmonovich, qui travaillait avec moi, était associée avec moi dans la société, et je lui ai demandé s'il y avait une inquiétude, s'il y avait une inquiétude que de l'argent avait été transféré entre Nanikashvili et Fouad, elle s'en est renseignée auprès de Nanikashvili et est revenue vers moi en me disant que de l'argent avait effectivement été transféré, mais que ces fonds étaient arrangés dans le cadre d'un accord de prêt ordonné pour ceux qui devaient être signalés, par exemple à la Knesset » (Prov. 1665, para. 14).
L'avocate Slomonovich a décrit qu'au moment de la soumission des affidavits, elle n'avait rien été informée du prêt, et que cette question n'a été abordée qu'à la réunion préparatoire tenue le 17 janvier 2014 (N/25), seulement trois jours avant le témoignage de Ben-Eliezer au tribunal.
Son témoignage est le suivant :
« Je peux dire avec une certitude absolue qu'à la première étape, lorsque nous avons soumis toutes les déclarations sous serment du témoin principal au tribunal, tant d'Avraham que de Fuad et de tout le monde, nous n'en étions pas au courant. Si j'en avais eu connaissance en temps réel au moment de la soumission des affidavits originaux du témoin principal, cela aurait été inclus dans l'affidavit, à la fois dans l'affidavit de Fouad et dans celui d'Amram (Z.L. Avraham – B.S.), car pourquoi est-ce nécessaire ? C'est différent de mon point de vue ? Cela aurait été une erreur si je l'avais fait autrement. Nous n'en savions pas encore avec certitude à ce stade. Nous en étions certainement informés lors de la réunion préparatoire au témoignage de Fouad, car c'est là que je me souviens avec certitude que la question a été abordée...» (Prov. 1697, s. 22).