Et dans notre cas, non seulement l'axe « Ben-Zaken-Azoulay » est nettement préférable à la thèse de l'accusation, mais c'est l'accusation – la même accusation – qui l'a fourni dans l'acte d'accusation lorsqu'il décrivait une série d'actions « indépendantes » menées par Ben-Zaken et Azoulay (indépendamment de l'accusé et à son insu), des actes pour lesquels ils ont tous deux été condamnés.
Deuxièmement, au cours de l'enquête, de nombreuses preuves ont été recueillies, notamment des correspondances par e-mail entre les différentes personnes impliquées, des messages texte échangés, des sorties d'appels téléphoniques, plusieurs dizaines de témoignages et des conversations sur écoute téléphoniques faites à Ben-Zaken sur une période d'un mois durant la période concernée. Le fait qu'aucune preuve directe n'ait été trouvée parle de lui-même.
Troisièmement, bien que je sois prêt à accepter, et j'aie également déterminé dans le chapitre traitant de la caractérisation du partenariat entre le défendeur et Ben-Zaken, que le défendeur a été informé des difficultés qui ont survenu lors du transfert des droits de forage à Shemen et concernant diverses actions entreprises (telles que l'embauche des services de l'avocat Caspi ou la tenue d'une réunion avec des représentants de Noble Energy), je ne vois pas en quoi cette décision peut constituer une base suffisante pour une conclusion concrète concernant la connaissance du défendeur de la conversation « Ben-Eliezer-Mimran ». Il convient de noter que, tout comme le défendeur était conscient des difficultés liées au transfert des droits, de nombreux autres éléments à Shemen et en dehors de celui-ci l'étaient aussi, et tout comme il n'est pas possible de conclure à partir de la connaissance de ces parties de leur connaissance de la conversation « Ben-Eliezer-Mimran », il n'est pas possible de le faire en ce qui concerne le défendeur.
Quatrièmement, tant pendant le procès que dans les résumés des parties, un différend est survenu concernant la question de savoir si la prévenue avait été exposée à un courriel envoyé par l'avocate Liron Mizrahi (membre du Conseil pétrolier) dans lequel elle détaillait son changement de position de manière à obtenir l'approbation du transfert des droits sur la licence de forage de l' ACC à Shemen [article 20(c) de l'acte d'accusation].