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Affaire pénale (Tel Aviv) 4637-12-15 État d’Israël – Bureau du procureur de Tel Aviv (fiscalité et économie) c. Binyamin Fouad Ben-Eliezer (procédure arrêtée en raison du décès Le défendeur) - part 39

août 28, 2019
Impression

En plus des déclarations susmentionnées et d'autres, l'accusation a également fait référence aux déclarations de l'accusé confirmant que c'était Yariv qui avait demandé l'argent, ainsi qu'aux preuves qu'Ayelet Azoulay s'occupait des affaires de Yariv et de ses dettes liées à la franchise du café (voir P/29 - Correspondance entre Ayelet Azoulay et Ben-Zaken).

L'accusation cherche également à tirer des leçons du déni du prévenu concernant le rôle de Ben-Zaken dans l'aide à l'entreprise de Yariv, comme preuve de l'infiabilité de sa version.

  1. La défense a soutenu que l'accusation n'avait pas présenté de preuves suffisantes du transfert de fonds entre le prévenu et l'adversaire, étant donné que la version du prêt d'argent du prévenu n'était pas concluante, confuse, et en l'absence de toute preuve à l'appui sous forme de résultats de comptes bancaires, de témoignages d'un adversaire (qui n'a pas témoigné au procès) ou d'autres témoignages.

Les résumés de la défense indiquaient : «En fait, Avraham (Prévenu – B.S.) Il fut le seul à avoir informé lors de son interrogatoire de l'octroi du prêt, et même avec de grandes réserves, une analyse attentive de ses déclarations montre qu'Avraham – de son premier interrogatoire – n'est pas du tout certain qu'il ait accordé un prêt à Yariv» (paragraphe 81 des résumés de la défense).

Ainsi, la défense a évoqué le fait que lors du troisième interrogatoire du prévenu, qui a eu lieu deux semaines après qu'il ait essayé de se souvenir s'il avait accordé un prêt à un adversaire, il a dit aux enquêteurs qu'il n'avait pas pu reconstituer l'incident, et comme il l'a dit : «Je ne peux vraiment pas reconstruire, je pensais ne pas pouvoir recréer si je lui apportais ou si je ne comprenais pas (Tz"l que j'ai apporté – B.S.) 36.  Je n'y arrive pas, tu sais, j'ai eu beaucoup de temps.  J'ai vraiment tout ce qu'il me faut, j'ai cherché, et je n'ai pas trouvé" (Voir la citation complète dans Bat/3a, p. 5, 20-28).

Dans le même contexte, il a été noté que ce n'était pas la seule fois où le prévenu était confus lors de ses interrogatoires, des confusions qui lui ont en fait nui, et de même, il a d'abord dit aux enquêteurs qu'il avait transféré un prêt de 600 000 $ à Ben-Eliezer, alors que nous savons avec certitude qu'il s'agissait d'un prêt de 400 000 $.  Il a été noté que le défendeur était un homme généreux, et s'il se souvenait d'une demande de prêt d'un rival, il lui était clair, au vu de son caractère, qu'il avait lui aussi versé ces fonds même si, en pratique, ces fonds n'avaient pas été donnés (paragraphe 91 des résumés de la défense).

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