Même si l'argument de l'accusation est correct, et que le prévenu a demandé à plusieurs reprises à Yehuda Tzadik de mettre le prêt à disposition de Ben-Eliezer, dans ce cas il n'y a pas de contribution précieuse à une détermination factuelle, puisque dans tous les cas le prévenu a admis avoir transféré 500 000 NIS de son propre argent à Ben-Eliezer, et la question du « mobile » est sujette à la décision dans ce contexte. De la même manière, il est possible de se relier à l'argument de la défense, selon lequel le retour même du chèque à Yehuda Tzadik doit être considéré comme, comme indication supplémentaire de l'affirmation selon laquelle le défendeur n'avait aucune intention de corruption, sinon il aurait pris soin de transférer cette somme à Ben-Eliezer également.
- Étant donné la conclusion que la cinquième arène du litige (la demande de pots-de-vin de Ben-Eliezer, qui n'est pas attribuée au défendeur) ne contribue pas à la décision, il semble donc qu'une décision devrait être prise dans quatre domaines comme suit : (a) la force de l'amitié entre Ben-Eliezer et le défendeur ; (b) la personne derrière le premier transfert de fonds ; (c) l'activité de B&E et l'étendue de l'aide qui lui est accordée ainsi que son importance ; (d) Le lien entre l'aide de Ben-Eliezer et le second transfert de fonds.
Avant même de trancher sur les différents domaines de débat, il est nécessaire d'aborder les événements qui ont accompagné la première version de l'accusé lors de son interrogatoire dans l'unité 433 de Lahav, une version qui est restée ferme et cohérente même pendant le procès lui-même.
Pour commencer l'audience, je précise que le prévenu a avoué, même avant le début de son interrogatoire, avoir transféré 500 000 NIS à Ben-Eliezer, et que les circonstances de sa confession, ainsi que son interrogatoire, étaient au cœur de la procédure et ont été largement clarifiées.
À propos du prévenu 3, de son caractère et de la conduite de son premier interrogatoire