Les affirmations du Maccabi Netanya
- Rémunération hebdomadaire de repos – Selon Maccabi Netanya, en examinant les exceptions prévues dans la loi sur les heures de travail et le repos, avec un accent sur ce qui est énoncé à l'article 30(a)(5) de la loi relative à la position de « confiance personnelle », il faut prendre en compte l'unicité qui existe dans l'industrie du football qui justifie l'établissement de critères différents de ceux fixés dans la jurisprudence précédente. Entre autres, Maccabi Netanya fait référence à la faible portée du travail d'Amos, à son salaire élevé, aux exigences liées à son mode de vie personnel au-delà des heures de travail, et au modèle d'emploi unique du footballeur, qui est, entre autres, considéré comme non contrôlé par l'équipe employante. Maccabi Netanya affirme que l'exclusion d'Amos ne nuit pas aux objectifs de la loi.
À l'inverse, Maccabi Netanya soutient que même si la loi sur les heures de travail et de repos s'applique, en tout cas les conditions exceptionnelles d'emploi d'Amos tiennent compte de la contrepartie à laquelle il avait droit en vertu de la loi. Il a été souligné dans les résumés de la réplique que sa demande n'exclut pas tous les joueurs de football de l'application de la loi, mais qu'Amos lui-même devrait être exclu en tenant compte des circonstances spécifiques de l'affaire.
Concernant le repos hebdomadaire, Maccabi Netanya a soutenu que même si la loi s'appliquait à Amos, il n'a pas droit à une rémunération pour le repos hebdomadaire, car elle lui a offert un repos compensatoire en lieu et place du paiement de la rémunération. Selon elle, après avoir travaillé le samedi, les joueurs, dont Amos, ont reçu du repos conformément aux exigences prévues par la loi.
- Les circonstances de la résiliation du contrat – Le tribunal régional a commis une erreur en statuant qu'Amos n'avait pas reçu de contrat trois mois avant la résiliation de son contrat de travail lors de la saison 2021/2022, comme l'exige l'article 9(b) de la loi sur l'indemnité de départ. Le jugement ne faisait pas référence aux négociations qui avaient eu lieu avec lui avant la période prévue par la loi, des réunions qu'Amos a même confirmées. Le tribunal n'a pas abordé le fait que Maccabi Netanya avait accepté de continuer à l'employer sous les mêmes conditions, mais c'est Amos qui a demandé à rehausser les conditions de son emploi, ce qui doit être perçu comme un refus de renouveler le contrat de travail qu'il lui proposait.
Maccabi Netanya a soutenu sa revendication, entre autres, en affirmant qu'au 19 juin 2022, Amos avait déjà signé un nouveau contrat de travail avec l'équipe Maccabi Petah Tikva, passant à la date à laquelle il aurait appris l'intention de Maccabi Netanya de mettre fin à son emploi. Selon Maccabi Netanya, le fait que des négociations avec Maccabi Petah Tikva aient eu lieu avant la signature du contrat avec ce dernier montre qu'Amos n'avait aucune intention de prolonger son contrat avec Maccabi Netanya, et qu'il ne peut donc pas être légalement considéré comme ayant été licencié.