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Audience pénale supplémentaire 1062/21 Jonathan Urich c. État d’Israël - part 74

janvier 11, 2022
Impression

Vice-président N. Hendel :

L'avis de mon collègue, le président A. Hayut, est complet et clair. Je suis d'accord avec les parties clés, comme cela sera détaillé ci-dessous.

  1. Dans diverses requêtes pénales 5105/20 [publiées à Nevo] (l'affaire Shimon), à l'occasion desquelles une des audiences supplémentaires regroupées dans cette procédure a été tenue, j'ai exposé longuement mon point de vue. Même après avoir entendu les arguments des parties dans la présente procédure, je n'ai pas trouvé de place pour le modifier. Dans l'affaire Shimon, deux questions principales ont été abordées : la manière dont une demande de mandat de perquisition était examinée – en présence d'une partie ou en présence des deux parties ; et la question de l'existence de procédures d'appel contre la décision du tribunal dans une demande de mandat de perquisition.

Concernant la première question, j'ai déterminé que la loi de longue date est une audience d'une demande de mandat de perquisition en présence d'une seule partie. Bien que cette pratique profondément enracinée ne soit pas explicitement énoncée dans la législation, il est possible de reconnaître que c'est le cas (voir, par exemple, l'article 17B de la Loi sur la jeunesse (Adjudication, punition et méthodes de traitement), 5731-1971). Le droit coutumier ne faisait pas non plus de distinction entre la manière dont les mandats de perquisition concernent, par exemple, des locaux, et ceux sur smartphones et ordinateurs. J'ai également noté que, d'après les diverses modifications à l'Ordonnance de procédure pénale (arrestation et perquisition) [Nouvelle version], 5729-1969, on peut apprendre que le législateur a pris en compte la violation de la vie privée inhérente à une fouille d'un ordinateur. Cependant, la protection de la vie privée dans le cadre de l'émission d'un mandat de perquisition s'exprimait dans la demande de supervision judiciaire de la proportionnalité du mandat, et non sous la forme d'une audience en présence des deux parties et de l'écoute des arguments de l'interrogé avant l'émission du mandat. Surtout, j'ai noté qu'une audience de la présence des deux parties même avant la décision sur une demande de mandat de perquisition est directement contraire aux autres lois applicables au stade de l'interrogatoire, aux besoins pratiques qui en découlent, et principalement : la conduite d'une enquête efficace, la rapidité d'une enquête (surtout lorsque l'interrogé est détenu), et les difficultés pratiques liées à la tenue d'une audience en présence des deux parties. Comme détaillé en détail dans mon avis, il n'y a pas un seul exemple de système juridique où une audience a été tenue en présence des deux parties, en règle générale, avant l'émission d'un mandat de perquisition, même sur ordinateur ou téléphone portable. Aucune position n'a non plus été présentée dans la littérature juridique soutenant la conduite de cette procédure. Cette affaire exprime la reconnaissance que la délivrance d'un mandat de perquisition ex parte est une nécessité indispensable.

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