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Audience pénale supplémentaire 1062/21 Jonathan Urich c. État d’Israël - part 69

janvier 11, 2022
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Juge A. Baron :

Je joins mon accord à l'avis global de mon collègue le Président A. Hayut, avec ses raisons, sur le résultat. J'ajouterai quelques mots.

Nous sommes en phase d'enquête. Et comme je l'ai noté dans mon avis dans l'affaire Shimon, l'audience d'une demande de perquisition de matériel informatique – y compris un smartphone, comme dans les affaires qui nous sont soumises – doit se tenir, en règle générale, en présence d'un ex parte. Comme cela a été précisé, il est clair qu'il s'agit d'un choix conscient du législateur et de sa justification en parallèle ; c'est aussi la pratique qui a toujours été pratiquée. Ainsi, et en l'absence de toute autre disposition dans la loi, il s'ensuit qu'il n'existe aucun droit d'objection à un mandat de perquisition qui a été donné et n'a pas encore été exécuté.

Cependant, il est important de réitérer que lorsque le tribunal doit statuer sur une demande de mandat de perquisition sur un ordinateur, il doit prendre en compte le droit à la vie privée, un droit fondamental suprême, et le préjudice grave que la fouille entraîne ; alors qu'en revanche, l'intérêt du public est d'épuiser l'enquête et d'enquêter sur la vérité. Le tribunal a la responsabilité d'exiger de sa propre initiative la proportionnalité de l'ordonnance, d'entrer dans le cœur de l'affaire, y compris d'examiner s'il y a une possibilité d'imposer des restrictions. C'est le cas, notamment en ce qui concerne la période pertinente pour la perquisition, ainsi que la limitation de l'ordonnance à certains mots de recherche. Le tribunal doit être encore et encore plus vigilant afin de s'assurer que la perquisition, autant que possible, n'empiète pas sur la vie privée au-delà de ce qui est requis. C'est le cas concernant la décision elle-même d'autoriser une perquisition, ainsi que la portée de la fouille. Les normes et considérations que le Président a exposées dans un large éventail devraient guider le tribunal, y compris les autorités d'enquête, dans toutes les questions relatives au processus de perquisition et à toutes ses étapes. J'ajouterai l'évidence, à savoir que la pureté de la procédure et des dispositions de la loi doit être prise en compte dans les actions des autorités d'enquête. Les conséquences connues de cette déviation concernant l'admissibilité des preuves obtenues, etc., doivent être discutées dans le cadre même de la procédure judiciaire, et non au stade de l'enquête.

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