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Audience pénale supplémentaire 1062/21 Jonathan Urich c. État d’Israël - part 56

janvier 11, 2022
Impression

Certes, le simple fait d'avoir tenu l'audience en présence des parties et l'exercice du droit d'appel qui leur est accordé dans cette affaire ne conduisent pas à l'acceptation de tous leurs arguments. Cependant, l'octroi de ces droits fondamentaux garantit, au minimum, que ces arguments seront entendus et correctement pesés – même s'ils sont rejetés à la fin de la journée.

Conclusion

  1. Avant de conclure, je vais résumer ma position :

Dans le contexte de la violation grave et grave de la vie privée d'une personne lors d'une fouille de son ordinateur – et en particulier du téléphone mobile qu'elle possède – il faut veiller à ce que la fouille soit effectuée de manière à empêcher toute nouvelle violation de sa vie privée. Cela est conforme au mandat explicite du législateur à l'article 23A de l'Ordonnance sur la perquisition. Par conséquent, une fouille de l'ordinateur ou d'un smartphone d'une personne ne doit être effectuée – sauf en vertu d'un mandat de perquisition judiciaire ; et cette ordonnance doit inclure des conditions claires et détaillées qui limiteront la portée de la fouille.

Afin d'assurer le bon déroulement de cette procédure, et de permettre à une personne d'exercer son droit de plaider avant que ses droits ne soient violés, il faut veiller à ce qu'une audience sur la demande de mandat de perquisition soit généralement tenue en présence des parties concernées, qui pourront présenter leurs arguments concernant la légalité du mandat demandé, sa nécessité et sa portée. Cependant, une exception à cette règle peut s'appliquer dans les cas où il existe un motif raisonnable de craindre que cela entraîne l'entrave de la perquisition ou la perturbation de l'enquête, ce qui est bien ancré dans les détails de l'affaire portée devant le tribunal et qui ne peut être autrement déterminé. Ce n'est que dans ces cas qu'il sera possible de tenir l'audience ex parte.

En tout cas, que l'audience se tienne en présence des parties ou ex parte - avant que le tribunal n'accorde la demande de mandat de perquisition, il examinera les objectifs de l'ordonnance demandée et ses termes, de manière à garantir que la violation de la vie privée impliquée dans la perquisition ne dépasse pas ce qui est requis. Dans ce cadre, le tribunal doit traiter, entre autres, des allégations selon lesquelles les autorités d'enquête ont commis des activités illégales avant la demande de mandat, et que sans ces actions, la demande n'aurait pas été soumise au tribunal. Si une action entachée d'illégalité a effectivement été entreprise, la charge incombera aux autorités d'enquête pour prouver que ses résultats ne sont pas à la base de la demande de mandat de perquisition. Si elles ne remplissent pas cette charge et qu'il n'y a pas de justifications particulières pour accorder la demande malgré cela, le tribunal ordonnera le rejet de la demande.

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