Caselaws

Audience pénale supplémentaire 1062/21 Jonathan Urich c. État d’Israël - part 54

janvier 11, 2022
Impression

En particulier, lorsque l'existence d'une décision dans une demande de mandat de perquisition sur un ordinateur est découverte lors d'une audience sur la demande de saisie dans un appel contre la décision, je ne vois aucune difficulté à ce que le demandeur continue à soulever des arguments contre la légalité de l'ordonnance à ce moment-là (voir et comparer l'affaire Urich II, au paragraphe 12 du jugement du Vice-Président (comme on l'appelait alors) H. Meltzer).

Cette approche est conforme au principe général consacré dans la procédure pénale et la jurisprudence, qui permet l'annulation des décisions judiciaires rendues ex parte dans le cadre de procédures pénales (Diverses requêtes pénales 3390/14 Inbal c. État d'Israël, paragraphes 28-29 [publiés dans Nevo] (11 juin 2014) ; Appel pénal 2393/06 Hammoud c. État d'Israël, par. 6 [publié dans Nevo] (20 novembre 2007) ; Elle est également conforme aux décisions de cette Cour qui permettent un réexamen des décisions antérieures rendues dans le cadre de procédures pénales dans des circonstances exceptionnelles, malgré l'absence d'autorisation légale explicite pour le faire (Fishman ; Demandes pénales diverses 5820/16 Shem Tov c. État d'Israël - Police d'Israël, paragraphes 15-20 [publiés à Nevo] (25 août 2016) ; Appel pénal 5135/13 Jagerman c. État d'Israël, paragraphes 19-20 [publié dans Nevo] (2 juin 2014) ; Divers Dossiers Pénaux 7323/98 État d'Israël c. Rajwan, IsrSC 55(4) 126,138 (1999)).

Avant de terminer

  1. Les procédures devant nous ont révélé la fragilité du droit à la vie privée des interrogés. Cela est particulièrement visible à la lumière du fossé de pouvoir entre eux et les autorités d'enquête, et de la grande quantité d'informations accumulées sur leurs ordinateurs, ainsi que sur les téléphones portables et smartphones avec lesquels ils apparaissent parfois pour être interrogés.

Il est vrai qu'une personne interrogée est exposée aux questions intrusives de ses interrogateurs, d'une manière qui viole en soi son droit à la vie privée. Cependant, l'entrée d'une personne dans la salle d'interrogatoire ne lui prive pas complètement son droit à la vie privée – et il faut veiller à ne pas en détourner l'attention au-delà de ce qui est nécessaire (Appel pénal 6080/20 Anonymous c. État d'Israël, paragraphe 33 du jugement [publié dans Nevo] (27 juillet 2021). Voir aussi, dans un autre contexte, ce qui a été exposé lors de l'audience civile supplémentaire 1996/19 Kogan c. B.T.B. - Beer-Sheva Industrial Buildings Ltd., paragraphe 5 du jugement [publié dans Nevo] (11 janvier 2021)).

Previous part1...5354
55...83Next part
Skip to content