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Audience pénale supplémentaire 1062/21 Jonathan Urich c. État d’Israël - part 43

janvier 11, 2022
Impression

« L'affaire qui nous est soumise illustre clairement la grande contribution de la présence du propriétaire de l'appareil au moment de l'audience dans la demande d'ordonnance visant à réduire la violation de la vie privée impliquée dans la perquisition. Ainsi, le premier mandat de perquisition a été émis ex parte sans inclure de détails sur les conditions pour effectuer la perquisition. Ce n'est qu'au moment de l'audience de la requête de restitution du téléphone au demandeur que son avocat a eu l'occasion de contester la légalité de l'ordonnance, ses arguments ont été acceptés, l'ordonnance a été révoquée – et par la suite, le défendeur a déposé une requête de sa propre initiative pour approuver un mandat de perquisition limité dans sa portée, dont la légalité est au cœur de la procédure devant nous.

Cette séquence d'événements illustre que le simple fait que le propriétaire de l'ordinateur ou du téléphone intelligent ait le droit de plaider plaidoyer est susceptible de limiter la portée du mandat de perquisition demandé et de réduire la violation de la vie privée impliquée dans la perquisition » (Divers Motions Criminal Shimon, au par. 29).

  1. De plus, les caractéristiques différentes des documents informatiques par rapport aux matériaux physiques situés dans un lieu particulier ne permettent pas de tirer une conclusion égale entre la crainte de contrecarrer la perquisition et de perturber l'enquête en raison de la tenue d'une audience en présence des parties à la demande de mandat de perquisition dans les locaux, et la préoccupation qui peut survenir en découlant de la tenue d'une audience sur une demande de mandat de perquisition sur l'ordinateur.

Dans ces cas, les documents physiquement stockés sur l'ordinateur lui-même sont, en règle générale, sous le contrôle des autorités d'enquête – contrairement aux cas où un mandat de perquisition est demandé sur place. En effet, comme l'a noté mon collègue le Président, il existe parfois une possibilité, en principe, de supprimer le matériel stocké sur l'ordinateur depuis un point éloigné. Cependant, on peut supposer que lorsque les autorités enquêteurs s'inquiètent de cela, elles agiront pour émettre un mandat de perquisition déjà dans le cadre d'une enquête sous couverture, et elles auront le pouvoir de justifier cette préoccupation devant le juge qui entendra la demande, de manière à permettre que l'audience se déroule ex parte (voir l'affaire Melignac, ibid.).

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