Ainsi, les affirmations selon lesquelles la Wii aurait pris des mesures préliminaires contre l'appel civil et contre IBM devraient être rejetées de manière à assurer sa victoire. Au-delà du fait qu'aucune véritable base probatoire n'a été établie pour de telles actions, nous avons vu ci-dessus que cette activité ne promet rien (voir la discussion aux paragraphes 276-284 ci-dessus) et, en tout cas, elle ne justifie ni ne la légitime.
De plus. Les revendications de préférence ou d'avantage accompagnant les mines sont encore plus vives dans les circonstances de l'acte d'accusation en question.
Ici, c'est Harel qui a eu une première présence dans le projet, impliqué dans la formulation de la solution, la fourniture d'équipements pour les tests et la soumission d'une proposition initiale au personnel du projet. Cependant, Harel, qui pouvait clairement se battre pour le projet et qui avait certainement une chance de le gagner, accepta de renoncer à Levi sur le projet suite à la demande de Shahar. Nous avons vu plus haut qu'environ un mois avant la publication du département de police d'Oranim, Shachar a contacté Zeiger et Gilad depuis Harel et s'est plaint qu'il était injuste qu'ils ne laissent rien gagner à Shahar. Shahar écrivit à Zeiger et Gilad : « ...J'ai parlé à Gilad aujourd'hui et je me suis plaint auprès de lui que ce n'est pas juste que tu ne me laisses rien gagner. C'est un peu un cochon, tu ne trouves pas ? Tu as gagné les trois derniers projets et je te félicite de tout mon cœur... À mon avis, ce n'est pas une bonne image en appel civil de tout gagner..." (P/388, et voir le paragraphe 635 ci-dessus ; Shahar a ensuite écrit qu'à la lumière de ce qui précède, il y a des inquiétudes qu'un appel civil ne ramène Triple C dans le domaine de la compétition. Shahar a témoigné qu'ensuite Harel avait accepté d'abandonner le projet Oranim (Shahar, p. 2866, paras. 16-32), où il a confirmé sa déclaration de l'enquête selon laquelle à ce moment-là Harel avait remporté tous les projets à l'IAI, qu'à cause de cela Shahar lui avait demandé de renoncer au projet Oranim alors que c'était Harel qui y avait déjà travaillé avec l'IAI, et que Harel avait accepté (P/557(6), p. 262-269) ; Ces déclarations claires, contraires à l'intérêt, devraient être préférées à sa rétractation lors du contre-interrogatoire, p. 3439, paras. 12-16, où il approuva massivement ce qui lui fut proposé et contraire à l'image de l'implication initiale de Harel qui émergea des documents ; Voir aussi le témoignage d'Oshri, p. 4558, paras. 18-21, qui montre également clairement que Harel aurait pu participer ; et cela même sans répondre aux paroles de Shachar dans P/557(5) S. 1085-1090).