Dans ces circonstances, il ne s'agit pas d'une décision prise par le gestionnaire en tant qu'entité professionnelle, mais plutôt de la demande du demandeur pour modifier la décision du conducteur, qui a échoué. Même si le gestionnaire ratifiait ainsi la décision du conducteur, la détermination selon laquelle l'approbation du gestionnaire de la décision du conducteur est une décision administrative exclue de la couverture d'assurance est artificielle et pécheresse dans le but de souscrire une police d'assurance. Ce n'est pas une question qui a été portée à l'attention du directeur et qui a pris la décision, mais plutôt une demande qui lui a été faite afin de modifier une décision prise par le conducteur, que le gestionnaire n'a pas jugé bon de changer, et le résultat a été qu'il a ordonné au conducteur de voyager avec le défendeur et l'autre passager et de laisser le demandeur rentrer chez lui.
- Bien que le témoignage du chauffeur du défendeur ait été rempli de lacunes et de contradictions, il est impossible d'ignorer le témoignage du directeur selon lequel il a pris une décision administrativo-médicale de ne pas laisser un patient confirmé vivant à Ashdod dans la région d'Ashkelon lorsque la plaignante qui vit à Ashkelon peut se rendre chez elle, alors que l'évacuation n'était pas destinée à recevoir des soins médicaux mais à un transport pour isoler les patients du reste de la population.
En règle générale, un patient confirmé était censé être en isolement à ce moment-là, sauf pour quelqu'un qui avait été transporté pour un traitement médical ou évacué vers un motel corona, comme dans notre cas. Par conséquent, le demandeur et le défendeur ont quitté leur domicile uniquement pour ce voyage et non pour d'autres raisons, ce qui leur a interdit de sortir de leur domicile à cette fin.
- Comme indiqué, le chauffeur et son manager devaient trouver une autre solution ou préciser au défendeur que tous les inscrits à ce voyage seraient conduits à l'hôtel. En même temps, étant donné l'hypothèse erronée selon laquelle le conducteur et son manager n'avaient pas permis que le demandeur et le défendeur soient transportés ensemble, la décision prise a été prise en se référant aux directives du coronavirus de l'époque, selon laquelle un patient confirmé serait isolé du reste de la population. Dans ces circonstances, même selon l'avis représentant d'Ayalon, cela doit être considéré comme une considération quasi-médicale couverte par la police.
Le chauffeur et son responsable ont agi sur une base factuelle erronée, selon laquelle le défendeur s'oppose à ce que la plaignante rejoigne le trajet en raison de ses vêtements « exposés », de sorte qu'il s'agit d'une omission ou d'une négligence et non d'un acte délibéré comme stipulé à l'alinéa 4(b) de la politique concernant les exclusions. En d'autres termes, le conducteur et son responsable n'ont pas cherché à empêcher la plaignante de monter dans l'ambulance en raison de perceptions personnelles qu'ils avaient concernant ses vêtements, mais plutôt en raison de leur fausse hypothèse selon laquelle le défendeur refuse de l'accompagner à cause de sa tenue vestimentaire et de leur malentendu, ce qui est encore une fois erroné : à cause de cela, le défendeur aurait refusé de continuer à conduire et aurait même demandé à descendre du véhicule, à un moment où les patients confirmés atteints du coronavirus devaient être en isolement.