Les paroles de Muhammad indiquent qu'il a effectivement été gravement blessé lorsqu'il a reçu le coup, mais il croyait qu'il n'y avait pas de place pour l'insulte, et qu'à la fin il a trouvé ce qu'il demandait (apparemment la vengeance).
Plus tard dans la conversation (P/17A), l'informateur demande à Muhammad : « Combien de sulha y avait-il déjà ? Plein, comme ça » et la réponse de Muhammad fut : « Oui, ici non, il ne faut pas de sulha » (ibid., p. 27, paras. 1-2). Et même ces paroles de Muhammad, dans lesquelles le cas discuté « sulha » ne « capture » pas, ont du sens.
Plus tard dans la conversation, Muhammad décrit la vidéo du meurtre qui fait l'objet de notre discussion, disant, entre autres, « La personne qui l'a frappé... Celui-ci est plein de lui » (P/S17a, p. 29, p. 35-36 ; Voir aussi P/147).
Après une autre période, l'informateur demanda à Muhammad s'il avait pensé à la personne qui lui avait fait du mal pendant trois ans, et il répondit : « Trois ans, nuit et nuit, jour et nuit...... Je jure par le Coran, et il a pris mon âme, Halas... J'ai choisi Halas... Et je m'amuse. » L'informateur demanda ensuite à Muhammad : « L'affaire, que Dieu ait pitié de lui, vous avez démissionné de lui », ce à quoi Muhammad répondit immédiatement : « Calme d'esprit, calme d'esprit..... Tu sais qu'il m'a fait des cauchemars dans ma vie... Qu'est-ce que tu as pour me rendre moche ? Qui es-tu, Zelma ? J'ai baisé ta mère, j'ai baisé ta mère. » (P/20A, p. 15, s. 26, p. 16, s. 30).
Dans un autre segment de la conversation avec l'informateur, Muhammad apprend par ce dernier que la religion interdit le meurtre et la réponse de Muhammad est « à moins que tu aies raison » ; il poursuit en disant : « Yani... Comment puis-je te le dire ? Il m'a assassiné et je suis toujours en vie » (P/20A, p. 18, Q. 26-32, et voir aussi le document complémentaire P/147).
Dans ces mots, Muhammad parle du défunt, qui l'a rendu laid sans mérite, et en fait l'a assassiné et lui a pris son âme, mais il a « choisi », « baisé sa mère », et aujourd'hui il se sent calme et amusant après avoir confirmé que le défunt est mort.